Followed Journals
Journal you Follow: 0
 
Sign Up to follow journals, search in your chosen journals and, optionally, receive Email Alerts when new issues of your Followed Journals are published.
Already have an account? Sign In to see the journals you follow.
Similar Journals
Journal Cover
Revue du Rhumatisme Monographies
Journal Prestige (SJR): 0.101
Number of Followers: 0  
 
  Full-text available via subscription Subscription journal(Not entitled to full-text)
ISSN (Print) 1878-6227
Published by Elsevier Homepage  [3203 journals]
  • Dysplasies spondylo-épiphysaires
    • Abstract: Publication date: April 2019Source: Revue du Rhumatisme Monographies, Volume 86, Issue 2Author(s): Eugénie Koumakis, Valérie Cormier-DaireRésuméLe terme dysplasie spondylo-épiphysaire désigne un ensemble de pathologies regroupant plus de 20 entités distinctes ayant comme point commun l’association d’anomalies radiologiques vertébrales et épiphysaires d’origine constitutionnelle. Ces pathologies présentent une grande hétérogénéité tant sur les plans génétique, clinique que radiologique. Dans la majorité des cas, le diagnostic est évoqué dans l’enfance mais dans certaines formes modérées le diagnostic peut passer inaperçu dans l’enfance et être évoqué à l’adolescence, voire à l’âge adulte, ou lors du diagnostic d’un enfant atteint. Il faut savoir évoquer une cause génétique chez un adulte en présence des points d’appel suivants : arthrose sévère ou diffuse chez un sujet jeune, associée de façon inconstante à un déficit statural et des manifestations extra-osseuses telles qu’une dysmorphie faciale, une surdité, des anomalies ophtalmologiques, et/ou des antécédents familiaux. Dans ces cas, l’avis d’un centre de compétence ou de référence des maladies osseuses constitutionnelles peut être utile afin d’orienter l’étude moléculaire et la prise en charge. Cette revue a pour but de décrire les principales causes de dysplasie spondylo-épiphysaire.AbstractSpondyloepiphyseal dysplasias is a term used to designate more than 20 genetic disorders of the skeleton, all defined by the combination of vertebral and epiphyseal abnormalities. They represent a hererogenous group of disorders with distinct modes of inheritance, presenting symptoms and radiological abnormalities. In most cases, the diagnosis is made in childhood but in some moderate presentations the diagnosis may be missed in childhood and is sometimes only suspected in teenage or adult patients, or in parents of a newly diagnosed child. In an adult, a genetic disorder can be suspected in front of the following symptoms: severe or extensive osteoarthritis in a young patient, combined with inconstant short stature or extraskeletal features such as facial dysmorphism, deafness, ocular involvement, and/or a familial history of similar symptoms. In these cases, advice from a Competence or Reference Center for Rare Skeletal Dysplasias can be useful to recommend genetic tests and therapeutic management. This article describes the main causes of spondyloepiphyseal dysplasia.
       
  • Perspectives dans la maladie de Gorham–Stout
    • Abstract: Publication date: April 2019Source: Revue du Rhumatisme Monographies, Volume 86, Issue 2Author(s): Charline Estublier, Pascale Chavassieux, Emmanuelle Vignot, Pascal Guggenbuhl, Cyrille B. ConfavreuxRésuméLa maladie de Gorham–Stout appartient au groupe des malformations lymphatiques et se traduit par une prolifération de cellules lymphatiques sous l’influence de facteurs de croissance (VEGF) conduisant à un envahissement progressif de l’os. L’os disparaît peu à peu donnant typiquement un aspect d’os fantôme. L’enjeu est le risque fracturaire et ses conséquences ainsi que le risque de chylothorax potentiellement fatal. Les mécanismes physiopathologiques sont encore incomplets. Les traitements rapportés dans la littérature pour cette maladie exceptionnelle qui touche de l’enfant à l’adulte sont les bisphosphonates, la radiothérapie, la chirurgie, l’interféron alpha 2b et les médicaments anti-angiogéniques dont le plus prometteur est le sunitinib.AbstractThe Gorham–Stout disease belongs to lymphatic abnormalities and corresponds to a lymphatic endothelial cell proliferation under the stimulation of growth factors. This proliferation leads to a bone invasion and progressively to a typical vanishing bone aspect. Fracture risk and its consequences, chylothorax with sometimes fatal issue are the main complications of this disease. Physiopathological mechanisms remain poorly understood. Treatments of this rare bone disease, susceptible to affect every age from infant to adults, rely on bisphosphonates, radiotherapy, surgery, interferon alpha 2b and anti-angiogenic drugs such as sunitinib.
       
  • Le syndrome de Marfan
    • Abstract: Publication date: April 2019Source: Revue du Rhumatisme Monographies, Volume 86, Issue 2Author(s): Anne-Marie Vigneron, Frédéric LiotéRésuméMaladie génétique rare, le syndrome de Marfan est dû le plus souvent à une mutation du gène de la fibrilline de type 1. Elle affecte principalement les systèmes cardiovasculaire, oculaire et musculosquelettique. Son diagnostic est souvent évoqué dans notre spécialité devant une grande taille, une arachnodactylie, une scoliose, une hyperlaxité ligamentaire selon les critères de Beighton (>4/9), des pieds plats, voire une déformation thoracique. Ailleurs la maladie est connue et les complications cardiovasculaires et oculaires sont au premier plan : d’abord un anévrisme de l’aorte et sa complication redoutée, la dissection aortique, mais aussi une ectopie du cristallin. Le rhumatologue sera appelé pour la prise en charge des douleurs chroniques et/ou des complications dégénératives (rachialgies sur scoliose dorsolombaire, spondylolisthésis, coxa profunda) chez des malades dont l’espérance de vie a augmenté de façon nette ces dernières années. Les progrès thérapeutiques résident dans l’emploi des β-bloquants qui ont prolongé la durée de vie des patients en limitant la dilatation de l’aorte et ses complications, et dans le remplacement préventif de l’aorte qui a réduit les dissections. La prise en charge est, au mieux, assurée en centre de référence.AbstractRare genetic disorder due to fibrillin 1 mutation, Marfan syndrome is resulting in cardiovascular, ocular and skeletal disorders. Rheumatologist might be the first-line physician when facing tall patient with arachnodactily, scoliosis, hypermobility syndrome according to Beigthon's criteria (>4/9), flat feet, thoracic deformities. Otherwise the disease has already been diagnosed and cardiovascular involvement including aortic ectasia, or ocular lesions such as ectopia lentis, are of major concern. Rheumatologist can contribute to management of chronic pain or osteoarthritis following scoliosis, spondylolisthesis, or coxopathy. Therapeutic milestones are β-blockers aiming to reduce the risk of aortic dilation, and prophylactic surgery for preventing aortic dissection. Life span has been dramatically increased over last decades, and management, at least in France, is ideally done in reference centers.
       
  • Atteinte osseuse au cours de la mastocytose systémique
    • Abstract: Publication date: April 2019Source: Revue du Rhumatisme Monographies, Volume 86, Issue 2Author(s): Karine BriotRésuméLa mastocytose est une affection caractérisée par une accumulation tissulaire anormale de mastocytes, le plus souvent dans la peau. Les complications osseuses de la mastocytose sont très polymorphes allant de l’ostéoporose à des tableaux d’ostéosclérose. Les complications osseuses sont liées à l’infiltration par les mastocytes et à la libération de médiateurs par les mastocytes stimulés. Compte tenu du risque osseux, il est utile de faire une mesure de la densité minérale osseuse (DMO) et des radiographies rachidiennes à la recherche de fractures vertébrales. L’atteinte osseuse peut également révéler le diagnostic et il faut savoir y penser en cas d’ostéopathie fragilisante fracturaire. Il existe peu de données montrant le bénéfice osseux des traitements de la mastocytose. Il est logique de proposer un traitement anti-ostéoporotique de type antirésorbeur compte tenu de l’augmentation de la résorption osseuse, chez les patients à risque élevé de fracture.AbstractMastocytosis are characterized by an abnormal tissular proliferation of mast cells in at least one visceral organ. Considering the accumulation of mast cells in the bone marrow, bone complications as osteoporosis with an increased risk of vertebral fractures can be observed. Bone involvement may also be the sole presentation of abnormal proliferation and the diagnosis of mastocytosis should be discussed in case of bone fragility in young patients. Bone complications are related to mast cell's infiltration and to mediators’ release by stimulated mast cells. Considering bone involvement, it is useful to assess bone mineral density (BMD) and to perform bone radiographs, for the assessment of vertebral fractures. There are very few data on the bone efficacy of mastocytosis treatments. Antiresorptive treatments as bisphosphonates are logical because of the key role of osteoclast and are indicated in patients with history of low trauma fracture and/or low BMD.
       
  • Manifestations osseuses de la maladie de Gaucher
    • Abstract: Publication date: April 2019Source: Revue du Rhumatisme Monographies, Volume 86, Issue 2Author(s): Rose-Marie JavierRésuméLa maladie de Gaucher (MG) est une maladie rare multisystémique due à un déficit génétique en bêta-glucocérébrosidase lysosomale. Les glucocérébrosides s’accumulent dans les cellules du système réticulo-endothélial provoquant une activation macrophagique, des dépôts médullaires, une organomégalie (foie et rate) et des cytopénies. Les manifestations ostéoarticulaires sont habituellement les complications les plus douloureuses et handicapantes de la MG de type 1 ; des anomalies cliniques et radiographiques sont présentes chez 70 à 100 % des patients. L’ostéonécrose aseptique de la tête fémorale est la complication articulaire la plus invalidante, tant à la phase initiale avec douleurs intenses, qu’en chronique du fait des conséquences arthrogènes précoces chez des sujets jeunes et actifs. La fragilisation osseuse localisée ou systémique explique la fréquence de l’ostéopénie et/ou de l’ostéoporose densitométrique et fracturaire (en particulier les fractures rachidiennes, source de morbidité chronique). Malgré l’absence d’étude randomisée double insu évaluant les effets osseux du traitement enzymatique substitutif, celui-ci a démontré son efficacité pour réduire les douleurs osseuses d’environ 50 % dans un délai de un à deux ans, avec amélioration de la densité minérale osseuse après trois ans de traitement. La thérapie par réduction de substrat est une alternative thérapeutique. Une prise en charge spécifique de la fragilité osseuse mérite d’être discutée après évaluation rigoureuse et analyse des autres facteurs de risque.AbstractGaucher disease is a rare, multi-system disease caused by a genetic deficiency of lysosomal glucocerebrosidase. Glucocerebroside accumulates in cells of the reticuloendothelial system leading to chronic macrophage activation, bone marrow infiltration, organ enlargement (liver and spleen), and cytopenia. Skeletal manifestations are often the most striking and disabling long-term consequence of Gaucher disease type 1; clinical or radiographic evidence of bone disease has been reported in 70–100% of diagnosed patients. Avascular osteonecrosis of the hip is the most disabling complication with early bone pain and often joint collapse and secondary osteoarthritis needing orthopaedic interventions in young adults. Localized or systemic bone fragility explains osteopenia, osteoporosis and fractures. Although no double-blind randomized studies have been performed to evaluate bone effect of the treatments, enzyme replacement therapy has demonstrate its efficacy in naïve patients reducing bone pain in about 50% of patients within 1 to 2 years, improving bone mineral density after at least 3 years of treatment. Substrate reduction therapy is an alternative treatment approach. Specific treatment of bone fragility needs a rigorous evaluation with assessment of other risk factors.
       
  • Quand penser à une maladie de surcharge lysosomale (Morquio
           inclus) '
    • Abstract: Publication date: April 2019Source: Revue du Rhumatisme Monographies, Volume 86, Issue 2Author(s): Gérard ChalèsRésuméLes maladies de surcharge lysosomale (MSL) constituent un groupe hétérogène d’environ 70 maladies caractérisées par un dysfonctionnement du lysosome, dues à une accumulation progressive de métabolites secondaires à un déficit d’enzymes et du catabolisme intracellulaire, transmises le plus souvent sur un mode récessif autosomique. Ces maladies sont individuellement rares mais touchent globalement plus d’un cas pour 4000 naissances. Les MSL apparaissent typiquement dans la 1re et la 2e enfance, mais aussi à l’âge adulte. Les MSL sont des maladies systémiques rares et des maladies héréditaires progressives du métabolisme, qui présentent une très grande hétérogénéité (de la forme sévère à la forme atténuée), et un large spectre phénotypique de manifestations non spécifiques pouvant conduire à un retard diagnostique considérable. Le diagnostic précis peut être difficile voire impossible compte tenu de la variabilité clinique et du chevauchement des symptômes des MSL. La plupart des MSL se manifestent par des signes neurologiques, musculosquelettiques et viscéraux. Si les formes sévères sont souvent rapidement identifiées, les formes plus atténuées sont souvent méconnues ou diagnostiquées avec un retard significatif. Un diagnostic précoce est essentiel depuis l’apparition de traitements spécifiques, comprenant l’enzymothérapie substitutive et la transplantation de cellules-souches hématopoïétiques, devenus disponibles pour certaines MSL, permettant de prévenir des manifestations irréversibles et handicapantes. Le diagnostic de MSL est orienté par la suspicion clinique et plusieurs approches cliniques sont possibles : quelles présentations devraient évoquer une MSL ' S’agit-il d’un phénotype neurologique ou viscéral ' Comment penser à une mucopolysaccharidose, une oligosaccharidose ou une sphingolipidose ' Comment discuter pour chaque signe clinique ou symptôme le diagnostic différentiel des MSL 'AbstractLysosomal storage diseases (LSDs) are a group of over 70 diseases that are characterized by lysosomal dysfunction, caused by progressive accumulation of metabolites due to defects in lysosomal enzymes and degradation pathways, most of which are inherited as autosomal recessive traits. These disorders are individually rare but collectively affect more than 1 in 4000 live births. LSDs typically present in infancy and childhood, although adult- onset forms also occur. Lysosomal storage diseases (LSDs) are rare systemic and progressive genetic metabolic diseases, which present a wide heterogeneity (from severe to attenuated form) and a wide phenotypic spectrum of nonspecific manifestations, which may lead to considerable diagnostic delay. The precise diagnosis can be difficult or impossible, taking into account clinical variability and overlapping symptoms among LSD. The most of these disorders manifest with neurological, musculoskeletal and visceral signs. If severe subtypes are often readily diagnosed, the more attenuated subtypes are frequently missed or diagnosis is significantly delayed. Early diagnosis has become essential since effective disease-specific treatments, including enzyme replacement therapy and stem cell transplantation, have become available for certain LSDs, necessary to prevent the development of disabling and irreversible manifestations. Diagnosis of LSD is driven by clinical suspicion and several clinical approaches are possible: what presentations should prompt consideration of a LSD' Is it a neurological or a visceral phenotype' How thinking about a mucopolysaccharidoses, an oligosaccharidoses, a sphingolipidoses' How to discuss for each clinical sign or symptom the differential diagnosis of all LSD'
       
  • La maladie des exostoses multiples
    • Abstract: Publication date: April 2019Source: Revue du Rhumatisme Monographies, Volume 86, Issue 2Author(s): François Robin, Mickael Ropars, Philippe Violas, Daniel Chappard, Isabelle Ract, Florence Burtin, Olivier Loréal, Pascal GuggenbuhlRésuméLa maladie des exostoses multiples (MEM) est l’une des maladies héréditaires les plus fréquentes. Elle est caractérisée par la prolifération de protubérances osseuses, surtout localisées à proximité de la métaphyse des os longs. Le phénotype de la maladie peut aussi associer des anomalies de formes et de longueurs des os longs, comme la déformation typique dite de « Bessel Hagen ». Cliniquement, la plainte principale des patients reste la douleur, mais les conséquences psychologiques et sociales ne doivent pas être minimisées. La complication rare (2 à 5 % des cas), mais la plus redoutée, reste la transformation en chondrosarcome, ce qui motive une surveillance régulière clinique et radiologique de ces patients. Ce suivi, bien qu’indispensable, reste mal défini et comprend au minimum un examen clinique annuel et un suivi radiologique orienté en fonction des symptômes décrits par les patients. Le traitement reste principalement chirurgical, les patients étant le plus souvent multi-opérés au cours de la maladie. Les traitements médicaux restent secondaires. Les dernières années ont permis d’avancer sur la connaissance de la physiopathologie de cette maladie, notamment avec la découverte de la mutation des gènes EXT, retrouvée dans 80 % des cas des MEM. Ces gènes, suppresseurs de tumeurs, codent pour des protéines agissant dans la synthèse des héparanes sulfates (HS). La diminution de la quantité d’HS entraîne des modifications de certaines voies métaboliques expliquant le développement de plaques de croissance ectopiques, à l’origine des exostoses osseuses, mais aussi la faible croissance longitudinale des os longs. La plus grande connaissance des mécanismes sous-tendant cette maladie permet d’envisager des cibles thérapeutiques potentielles.AbstractHereditary multiple exostosis (HEM) is one of the most common hereditary diseases. It is characterized by the proliferation of bone protuberances, especially located in the metaphysis of long bones. The disease phenotype may also associate abnormalities in the shape and length of long bones, such as the typical “Bessel Hagen” deformity. Clinically, the main complaint of patients remains pain, but the psychological and social consequences should not be minimized. The rare complication (2 to 5% of cases) but the most feared is the transformation into chondrosarcoma, which motivates regular clinical and radiological monitoring of these patients. This follow-up, although essential, remains poorly defined, including at a minimum, an annual clinical examination and radiological follow-up based on the symptoms described by the patients. The treatment remains mainly surgical, with patients being most often multi-operated during the course of the disease. Medical treatment remains secondary. In recent years, progress has been made in understanding the pathophysiology of this disease, particularly with the discovery of the mutation of EXT genes, found in 80% of HME cases. These tumor suppressor genes encode proteins that act in the synthesis of heparan sulfates (HS). The decrease in the amount of HS leads to changes in certain metabolic pathways, which explains the development of ectopic growth plaques, which are the cause of bone exostosis, but also the poor longitudinal growth of long bones. The greater knowledge of the mechanisms underlying this disease makes it possible to consider potential therapeutic targets.
       
  • Dysplasie fibreuse et syndrome de McCune-Albright
    • Abstract: Publication date: April 2019Source: Revue du Rhumatisme Monographies, Volume 86, Issue 2Author(s): Deborah Gensburger, Roland D. ChapurlatRésuméLa dysplasie fibreuse des os est une affection osseuse bénigne rare, congénitale mais non héréditaire, caractérisée par la prolifération médullaire localisée d’un tissu fibreux en remplacement de l’os normal. Elle résulte d’une mutation post-zygotique de GNAS, activatrice de la protéine G. Elle peut entraîner des douleurs osseuses, des déformations et des fractures. La lésion peut être unique (forme monostotique), multiple (formes polyostotiques), ou associée à d’autres atteintes, notamment cutanées et endocriniennes formant alors le syndrome de McCune-Albright (triade associant classiquement dysplasie fibreuse, tâches café-au-lait et puberté précoce). Le diagnostic se fait sur l’imagerie et si nécessaire sur l’examen anatomopathologique associé à la recherche génétique de la mutation de GNAS. Le pronostic est globalement bon dans les formes monostotiques ; les formes polyostotiques peuvent se compliquer de multiples fractures avec en conséquence un handicap fonctionnel. Le traitement repose tout d’abord sur la prise en charge de la douleur ; par ailleurs, diverses études non contrôlées ont montré l’intérêt des bisphosphonates sur les douleurs osseuses mais probablement aussi sur l’amélioration des images radiologiques ; une étude randomisée contre placebo n’a pas démontré l’efficacité des bisphosphonates par voie orale et la voie intraveineuse est à privilégier. D’autres thérapeutiques sont à l’étude (en particulier tocilizumab et dénosumab) mais des études contrôlées sont nécessaires. Une prise en charge endocrinologique est bien sûr nécessaire en cas de syndrome de McCune-Albright, notamment en cas de puberté précoce. Enfin, une prise en charge orthopédique spécialisée sera indispensable pour la prévention et le traitement des complications fracturaires. En conclusion, une prise en charge multidisciplinaire et un suivi rigoureux, validé par l’HAS en 2012, sont indispensables.AbstractFibrous dysplasia of bone (FD) is a rare congenital but not heritable bone disease, that is characterized by the replacement of normal bone structure with abnormal fibro-osseous connective tissue. This disease is caused by activating mutation of GNAS. FD may cause bone pain, bone deformity and fractures. It can affect one bone (monostotic FD) or multiple bones (polyostotic FD). FD may either occur as an isolated condition or as part of the McCune-Albright syndrome (MAS), which is characterized by the following triad: FD, hyperfunctioning endocrinopathies (mainly peripheral precocious puberty), and/or café-au-lait spots. Diagnosis relies on bone imaging and if necessary on pathological examination on bone biopsy with GNAS mutation search. The prognosis is usually good in monostotic disease; polyostotic diseases can lead to bone pain and fractures with significant disabilities. Treatment starts with the management of pain; moreover, various uncontrolled studies have shown the interest of bisphosphonates on bone pain but probably also on the improvement of radiological images; a randomized placebo-controlled study did not demonstrate the efficacy of oral bisphosphonates so the preferred route is intravenous. Other therapeutics are being studied (in particular Tocilizumab and Denosumab) but controlled studies are needed. Endocrinological management is of course necessary in cases of McCune-Albright syndrome, especially in cases of precocious puberty. Finally, specialized orthopedic care will be essential for the prevention and treatment of fracture complications.
       
  • Maladies osseuses rares (seconde partie)
    • Abstract: Publication date: April 2019Source: Revue du Rhumatisme Monographies, Volume 86, Issue 2Author(s): Françoise Debiais
       
  • Le syndrome d’Hajdu-Cheney ou acro-ostéolyse autosomique
           dominante
    • Abstract: Publication date: April 2019Source: Revue du Rhumatisme Monographies, Volume 86, Issue 2Author(s): Quitterie Rochoux, Nathalie Léon, Christian MarcelliRésuméLe syndrome d’Hajdu-Cheney (SHC) ou acro-ostéolyse autosomique dominante, est une dysplasie cranio-squelettique très rare, caractérisée principalement par une petite taille, une acro-ostéolyse des phalanges distales révélée par un pseudo-hippocratisme digital, une ostéoporose généralisée, une dysmorphie cranio-faciale caractéristique et une parodontopathie. Le tableau clinique peut être très hétérogène et de nombreuses autres atteintes d’organes ont été décrites notamment des pathologies cardiovasculaires, rénales ou endocriniennes. La physiopathologie exacte est encore mal connue, mais plusieurs équipes ont validé le rôle d’une mutation au sein du gène NOTCH2 aboutissant à l’activation et l’accumulation de la protéine NOTCH2 à l’origine d’anomalies de développement du squelette, d'anomalies hépatiques ou encore cardiovasculaires. À ce jour, aucun traitement curatif n’existe, mais du fait du remodelage osseux important, plusieurs équipes ont testé les bisphophonates et ont montré leur efficacité sur les douleurs et l’ostéoporose notamment. Le pronostic vital des patients est généralement bon mais varie selon les organes atteints, notamment cardiovasculaires.AbstractHajdu-Cheney syndrome (SHC), or autosomal dominant acro-osteolysis, is a very rare cranioskeletal dysplasia, characterized primarily by a small size, distal phalanx acro-osteolysis revealed by a pseudo-clubbing, generalized osteoporosis, characteristic craniofacial dysmorphia and periodontal disease. The clinical picture can be very heterogeneous and many other organ disorders have been described, including cardiovascular, kidney or endocrine disorders. The exact pathophysiology is still poorly understood but several teams have validated the role of a mutation within the NOTCH2 gene, resulting in the activation and accumulation of the NOTCH2 protein. This accumulation of NOTCH2 leads abnormalities of skeletal development, hepatic or still cardiovascular. To date, no curative treatment exists, but because of significant bone remodeling, several teams have tested bisphophonates and have shown their effectiveness on pain and osteoporosis in particular. The vital prognosis of the patients is generally good, but varies according to the organs affected, in particular cardiovascular complaints.
       
  • La maladie de Paget est-elle devenue une maladie osseuse rare '
    • Abstract: Publication date: April 2019Source: Revue du Rhumatisme Monographies, Volume 86, Issue 2Author(s): Laëtitia Michou, Philippe OrcelRésuméLa maladie de Paget était traditionnellement la seconde maladie métabolique osseuse en fréquence dans les pays d’Europe occidentale. Sur les continents asiatique et africain, elle a toujours été rare. La diminution de l’incidence et de la prévalence a été constatée de façon concordante dans de nombreux travaux épidémiologiques que l’approche soit clinique (signes et complications de la maladie), radiologique (détection fortuite des formes asymptomatiques) ou biologique (dosage de marqueurs osseux). Parallèlement, la sévérité de la maladie est aussi déclinante dans la plupart des régions où elle a été évaluée. Les causes de cette raréfaction sont essentiellement environnementales : diminution de l’exposition à des agents pathogènes ou à des habitudes quotidiennes. Cette raréfaction de la maladie expose les futurs médecins à une méconnaissance par défaut de formation et les malades à un retard de prise en charge diagnostique et thérapeutique.AbstractPaget's disease was traditionally the second most common bone metabolic disease in Western European countries. On the Asian and African continents, it has always been rare. The decrease in incidence and prevalence has been found to be consistent in many epidemiological studies with several approaches: clinical (signs and complications of the disease), radiological (fortuitous detection of asymptomatic forms) or biological (bone marker assays). At the same time, the severity of the disease is also declining in most of the regions where it has been evaluated. The causes of this scarcity are essentially environmental: decreased exposure to pathogens or daily habits. The rarefaction of the disease exposes the future doctors to a lack of knowledge by default of training and exposes the patients to a delay for diagnostic and therapeutic management.
       
  • Traitements immunosuppresseurs chez le sujet âgé
    • Abstract: Publication date: Available online 16 March 2019Source: Revue du Rhumatisme MonographiesAuthor(s): Clément LahayeRésuméL’utilisation d’immunosuppresseurs ciblés a révolutionné le traitement des rhumatismes inflammatoires. Chez les sujets âgés, ces traitements interviennent néanmoins sur un système immunitaire sénescent producteur de syndrome inflammatoire à bas bruit et moins efficace contre les pathogènes et les cancers. Les effets des immunosuppresseurs s’ajoutent aux risques propres à la maladie et aux comorbidités. Si l’efficacité des immunosuppresseurs semble être globalement conservée chez les sujets âgés, les effets indésirables qui leur sont imputés et la rareté des publications et des recommandations spécifiques à cette classe d’âge expliquent leur relative sous-utilisation. Leur prescription raisonnée assortie de mesures préventives et d’une surveillance rapprochée permettrait de garantir une balance bénéfice risque acceptable.AbstractThe use of targeted immunosuppressants has revolutionized the treatment of inflammatory rheumatism. In the elderly these treatments intervene on a senescent immune system characterized by low grade inflammatory syndrome and a less effective defence against pathogens and cancers. The effects of immunosuppressive drugs add to the risks of disease and co-morbidities. Although the efficacy of immunosuppressive drugs seems to be generally conserved in the elderly, the adverse effects attributed to them and the paucity of publications and recommendations specific to this age group lead to their relative underutilization. However, a rational use combined with preventive measures and close surveillance would ensure an acceptable risk benefit balance.
       
  • Pseudo-polyarthrite rhizomélique et artérite à cellules
           géantes en 2019
    • Abstract: Publication date: Available online 15 March 2019Source: Revue du Rhumatisme MonographiesAuthor(s): Guillermo Carvajal Alegria, Dewi Guellec, Valerie Devauchelle-Pensec, Alain SarauxRésuméLa pseudopolyarthrite rhizomélique (PPR) et l’artérite à cellules géantes (ACG) sont des pathologies touchant les sujets de plus de 50 ans. Leur prévalence est globalement stable. Les signes cliniques sont bien connus des rhumatologues et des médecins généralistes mais le diagnostic différentiel avec d’autres pathologies rhumatismales ou plus générales reste parfois difficile. On distingue des formes d’ACG crânienne et extra-crânienne, la seconde étant parfois plus difficile à diagnostiquer du fait de signes cliniques moins spécifiques et souvent plus frustes. Dans la PPR, hormis la protéine C-réactive (pour confirmer l’inflammation) et l’échographie des épaules (à la recherche de bursites), les examens complémentaires servent surtout à éliminer un diagnostic différentiel. Dans l’ACG le diagnostic est surtout basé sur la confirmation de l’artérite, classiquement définie par la présence d’une artérite à cellule géante sur la biopsie d’artère temporale. Cependant, la tomographie par émission de positons, l’imagerie par résonnance magnétique et l’échographie des artères temporales ont modifié les stratégies diagnostiques. Le traitement de ces deux maladies qui reposait jusqu’alors sur la corticothérapie est en cours de changement puisque le tocilizumab a désormais une autorisation de mise sur le marché dans l’ACG et est en cours d’évaluation dans la PPR.AbstractPolymyalgia rheumatica (PMR) and Giant Cell Arteritis (GCA) are diseases seen in elderly people mainly after 50 years-old. Prevalences of the diseases have not changed during past years but major changes are coming in diagnosis and treatment. Despite well known clinical signs differential diagnosis of PMR and diagnosis of extra-cranial forms of GCA may be challenging. Indeed, GCA could now be separate between cranial form (with typical signs as headache) and extra-cranial forms (with aortitis). Biological and imaging investigations are mainly useful for differential diagnosis in PMR. In GCA, temporal artery biopsy remains the gold standard investigation. Positron emission tomography, magnetic resonance imaging and ultrasonography are more and more studied and now have a place in the diagnostic procedure at the beginning of the disease or in case of corticosteroid’ ineffectiveness. Corticosteroids are still considered as the corner stone for treatment of PMR and GCA. But an approval for the use of tocilizumab in GCA has been obtained and several studies have shown proof of efficacy in PMR.
       
  • Chirurgie de l’arthrose des membres inférieurs chez le sujet
           âgé
    • Abstract: Publication date: Available online 15 March 2019Source: Revue du Rhumatisme MonographiesAuthor(s): Charles-Henri Flouzat-Lachaniette, David Giber, Claire Bastard, Arnaud Dubory, Florent Eymard, Victor HoussetRésuméL’arthrose des membres inférieurs s’accompagne de douleurs et d’une gêne fonctionnelle, invalidantes au quotidien. Lorsque le traitement médical est dépassé, la mise en place de prothèses est le traitement de choix chez le sujet âgé. L’objectif de ce travail est de rapporter les spécificités liées au patient, aux techniques opératoires et aux implants dans le traitement chirurgical de l’arthrose des membres chez le sujet âgé.Les patients âgés ayant bénéficié d’une pose de prothèse totale de hanche ou de genou pour arthose nécessitent souvent plusieurs semaines de récupération. Ils obtiennent d’excellents résultats à long terme au prix d’une hospitalisation plus longue et de taux de complications postopératoires et de mortalité plus élevés. L’adaptation de la stratégie chirurgicale et le type d’implants utilisés doivent être adaptés aux risques spécifiques des sujets âgés. La prise en charge doit intégrer une cogestion gériatrique avant et après la chirurgie afin de réduire le taux de complications mineures.AbstractOsteoarthritis of the lower limbs causes pain and discomfort in daily activities. After medical treatment, knee or hip replacements are the treatment of choice in the elderly. The aim of this work is to report the specificities related to the patient, the surgical techniques and the implants in the surgical treatment of osteoarthritis of the lower limbs in the elderly population.Elderly patients who had hip or knee replacement for osteoarthritis often require several weeks of recovery. They achieve excellent long-term results at the cost of longer hospitalization and higher rates of postoperative complications and mortality. The surgical strategy and the type of implants used must be adapted to the specific risks of the elderly. Management should include geriatric co-management before and after surgery to reduce the rate of minor complications.
       
  • Troubles de la marche et chutes chez le sujet âgé
    • Abstract: Publication date: Available online 5 March 2019Source: Revue du Rhumatisme MonographiesAuthor(s): Didier DeffondRésuméLes troubles de la marche et les chutes chez les sujets âgés deviennent un problème majeur de santé publique de par leur fréquence et leurs conséquences en termes de perte d’autonomie et de coûts de prise en charge. Les altérations du système locomoteur avec le vieillissement, ainsi que la fréquence des pathologies affectant directement ou indirectement ce système, expliquent l’incidence très élevée de ces troubles qui croit avec l’avancée en âge. Les interventions visant à réduire le risque de récidive de chute ou à améliorer une locomotion déjà perturbée ont des résultats décevants. Un programme de prévention primaire pourrait être plus efficace, mais reste à tester dans une large population présymptomatique.SummaryGait disorders and falls in elderly persons become a major public health concern because of high occurrence and consequences on functional independence and costs of care. Damages caused by growing age to the locomotor system together with numerous pathologies affecting directly or indirectly gait and balance, explain high incidence of such troubles in advanced age. Mutifactorial intervention aimed to prevent subsequent fall or to improve gait when already impaired give poor results. A primary prevention program should be more effective but remains to be studied in large presymptomatic population.
       
  • Rachis du sujet âgé
    • Abstract: Publication date: Available online 26 February 2019Source: Revue du Rhumatisme MonographiesAuthor(s): Clémence Palazzo, Jean-Pierre Lazareth, Marie-Line Pissonnier, William Martin, Robert-Yves Carlier, Catherine Marty-PoumaratRésuméLe rachis du sujet âgé se caractérise par des phénomènes dégénératifs associant arthrose, discopathie, vieillissement musculaire et ligamentaire qui touchent près de 80 % des personnes âgées de plus de 70 ans, dont la corrélation avec la clinique n’est pas toujours évidente. Ces lésions peuvent entraîner un rétrécissement du canal rachidien ou des foramens, ou une instabilité locale (listhesis, dislocation rotatoire) ou globale (scoliose ou cyphose dégénérative), source d’un enraidissement et de douleurs parfois importantes. La prise en charge, limitée par les comorbidités et la fragilité de ces patients, repose avant tout sur l’association antalgique, rééducation et corset. Une infiltration peut être envisagée s’il existe une concordance radio-clinique. Dans les cas réfractaires, la chirurgie peut être discutée et doit être la plus minimaliste possible. Quelques pathologies rachidiennes ont été détaillées : le canal lombaire rétréci, la myélopathie cervico-arthrosique, la cyphose dégénérative, la scoliose dégénérative et la camptocormie.AbstractThe spine of older people is characterized by degenerative changes found in almost 80% of people aged 70 years and over, including osteoarthritis, disc diseases, paraspinal muscles and ligaments changes. The correlation between degenerative changes and clinical symptoms is not clear. However, they can cause spinal and/or foraminal stenoses, local instability (listhesis) or global imbalance (degenerative scoliosis and kyphosis), that can induce pain and functional impairment. The management is limited by the comorbidities and the fragility of the elders. The first line treatment is conservative, and includes painkillers, rehabilitation and brace. Spinal steroid injections can be proposed if there is a good agreement between clinical symptoms and radiographic findings. If the conservative treatment fails, minimally invasive surgery could be performed. Here the following spinal diseases are detailed: lumbar spinal stenosis, degenerative cervical myelopathy, degenerative kyphosis, degenerative scoliosis and camptocormia.
       
  • Spécificités de la prise en charge du sujet âgé
           rhumatologique
    • Abstract: Publication date: Available online 26 February 2019Source: Revue du Rhumatisme MonographiesAuthor(s): Bernard Verlhac, Jean Laurent Le Quintrec, Christian CadetRésuméLa prise en charge du sujet âgé rhumatologique doit associer médecin traitant, rhumatologue, éventuellement le neurologue en cas de troubles de la marche et gériatre si le sujet âgé est polypathologique. Pour être efficace, cette prise en charge doit être globale en suivant une démarche gériatrique. Ainsi elle tient plutôt compte de l'âge physiologique que chronologique et de la polypathologie/ polythérapie du patient, avec une constante interrogation sur le rapport bénéfice risque de chaque thérapie proposée, pharmacologique ou non pharmacologique.AbstractThe management of musculoskeletal pathologies in the elderly requires to be optimized a tight collaboration between general practitioners, rheumatologists, possibly neurologists, especially for specific analysis of gait disorders and geriatricians, in particular when the old subject is polypathological. To be effective, this management must follow a comprehensive geriatric approach. It requires to take into account patient physiological age, all associated pathologies and comorbidities, all concomitant past and current therapies, rather than the chronological age. Such an approach allows for a consequent and personally adapted checking of the risk-benefit ratio for each considered pharmacological and non-pharmacological treatment.
       
  • La polyarthrite rhumatoïde du sujet âgé
    • Abstract: Publication date: Available online 22 February 2019Source: Revue du Rhumatisme MonographiesAuthor(s): Adeline Ruyssen-WitrandRésuméDu fait de l’augmentation de l’espérance de vie, la polyarthrite rhumatoïde (PR) du sujet fréquemment rencontrée en pratique courante avec une prévalence de l’ordre de 2 %. La présentation clinique initiale est souvent très aiguë avec des atteintes rhizoméliques et acroméliques associées et peut constituer un mode d’entrée dans la fragilité. Ces formes cliniques sont souvent de mauvais pronostics avec des altérations des capacités fonctionnelles et une progression structurale accélérée. Les stratégies de contrôle serré par objectif sont adaptées à la PR du sujet âgé et doivent permettre de limiter l’utilisation de glucocorticoïdes au long cours, principal facteur de complications cardio-vasculaires et infectieuses, majorant le risque de fracture ostéoporotiques. La prescription de traitements de fond doit prendre en compte les interactions médicamenteuses éventuelles ainsi que des maladies associées. Les traitements de fond synthétiques ont un risque d’accumulation en cas d’insuffisance rénale et des adaptations de dose doivent être envisagées en cas d’altération de la fonction rénale. Les biomédicaments ont une efficacité comparable dans la PR à début tardif que la PR du sujet jeune et augmentent principalement le risque infectieux. Une évaluation multidisciplinaire gériatrique devrait être envisagée chez les patients à risque de fragilité.SummaryWith the increased of life-expectancy, rheumatoid arthritis (RA) has become more frequent in routine practice with a prevalence of 2 %. Late-onset RA often begins with acute symptoms large and small joints and can lead to frailty. These clinical forms are often associated with poor functional and structural outcomes. The treat to target strategies remain valid and should aim to prevent from long-term glucocorticoid use, associated with cardiovascular events, infections and osteoporosis. Comorbidities and drug interactions should be considered when initiating a DMARD. A risk of accumulation because of kidney dysfunction can be observed with synthetic DMARDs and doses need to be adapted to renal function. bDMARDs have similar efficacy in late-onset RA compared to young-onset RA and increase infection risk. A geriatric multidisciplinary assessment should be considered in patients at risk of frailty.
       
  • Le concept de fragilité chez la personne âgée : implications pour le
           rhumatologue
    • Abstract: Publication date: Available online 21 February 2019Source: Revue du Rhumatisme MonographiesAuthor(s): Matthieu Coulongeat, Marine Pambet, Philippe Chassagne, Jean-Bernard GauvainRésuméLe syndrome de fragilité est secondaire à différents processus physiopathologiques d’intensités très variables d’un sujet à l’autre qui conduit, du fait d’une baisse des réserves d’une personne, à une décompensation fonctionnelle rapide en cas de stress telle qu’une pathologie fracturaire ou douloureuse. La diminution des capacités de réserve va freiner les capacités à réaliser des efforts physiques chez la personne âgée. La fatigabilité et la sédentarité vont contribuer à l’ostéoporose et la sarcopénie. Laisser la fragilité s’installer contribue à ce cercle vicieux, à l’origine de conséquences comme le risque de chutes et d’événements fracturaires. La personne âgée n’est pas toujours consciente de cet état de fragilité, de son instabilité ou parfois le banalise : cet état de santé peut être vécu passivement par le sujet âgé, ses aidants ou les soignants. Or, l’enjeu est justement l’inverse : savoir repérer activement cet état Fragile dont le caractère encore réversible doit inciter à s’y intéresser. Un événement marquant sur la santé d’un sujet âgé, comme une chute au cours de l’année passée, peut être une complication de la fragilité : elle a valeur d’alarme et témoigne d’une désadaptation de l’individu à son environnement. L’expertise rhumatologique a toute sa place chez la majorité des sujets âgés fragiles. Le repérage de facteurs de risque de fragilité a pour but de stabiliser la santé de l’individu et de contribuer à l’établissement d’une stratégie thérapeutique rhumatologique afin d’obtenir l’effet optimum que l’on attendrait chez un adulte plus jeune. Les recommandations de cette prise en charge de la fragilité participent ainsi à limiter le déconditionnement, la sarcopénie et finalement la perte d’autonomie.AbstractMultiple physiopathological processes are supported the concept of frailty syndrome. Clinical frailty presentation is heterogeneous from one subject to other mainly related to individual decrease of reserves. Frailty is associated sometimes to early functional decline in the event of stress such as fracture or painful pathology. The decrease in reserve capacity will slow down the level of physical exercise of the elderly. Thus sedentary lifestyle will contribute to osteoporosis and sarcopenia. Let the frailty settle contribute to a vicious circle that develops is accompanied by exhaustion and insidiously increase sarcopenia, the risk of falls and fracture events. Old persons living in the community are not always aware of their frailty status and its progression, that however can be perceived by the elderly, family and relatives or caregivers. Much more, at the opposite, the challenge being to identify frailty this state whose character yet reversible should encourage interest. A milestone event that modified the health status of an old person, such as a fall during the past year, can be a indicator of frailty. In this situation, fall must be considered as an alarm sign of a inadapted response of the old person to his surroundings. Rheumatologic skill is fully part of care for frail old people. Identifying risk factors for frailty in order to improve the health of the individual and contribute to the positive effect of treatment strategy that would be expected to be similar that in a younger adult. These recommendations to prevent Frailty may help to limit functional decline, sarcopenia and disabilities.
       
  • Comment lutter contre le vieillissement musculaire'
    • Abstract: Publication date: Available online 7 February 2019Source: Revue du Rhumatisme MonographiesAuthor(s): Clément Lahaye, Martin Soubrier, Anne TournadreRésuméLe vieillissement s’accompagne d’une diminution des performances musculaires en rapport avec une diminution de la masse et de la qualité musculaire, et des altérations de la transmission neuro musculaire. Les mécanismes sont complexes et interdépendants associant baisse de l’activité physique, apports protidiques insuffisants, résistance anabolique post-prandiale, insulinorésistance, lipotoxicité, facteurs endocrines, dysfonction mitochondriale, dénervation musculaire, inflammation. Les comorbidités de plus en plus fréquentes avec l’âge potentialisent le déclin fonctionnel musculaire progressif qui est accéléré lors des épisodes aigus. La sarcopénie définie par une perte progressive de la force et de la masse musculaire s’accompagne d’une augmentation du risque de chute et d’entrée dans la dépendance, d’une altération de la qualité de vie et d’une surmortalité. Elle s’accompagne fréquemment d’une augmentation concomitante de la masse grasse définissant l’obésité sarcopénique qui potentialise la morbi-mortalité. Afin d’améliorer le dépistage et le diagnostic de la sarcopénie, les critères européens ont récemment été révisés incluant un dépistage par auto-questionnaire et une évaluation première par la mesure de la force. La prise en charge doit surtout être préventive et multimodale reposant sur l’optimisation des apports en protéines, en vitamines D et en acides gras omega-3 ainsi que sur le maintien d’une activité physique régulière. De nouveaux traitements spécifiques pourraient prochainement voir le jour pour enrichir les stratégies thérapeutiques.AbstractAging is associated with low physical performance in relation to low muscle quantity or quality as well neuromuscular transmission defect. There are several mechanisms that may be involved, included low physical activity, inadequate intake of protein, anabolic resistance, insulin resistance, lipotoxicity, endocrine factors, mitochondrial dysfunction, muscular denervation, inflammation. Increasing comorbidities with ageing potentiate the progressive muscular functional decline that is accelerated during acute episodes. Sarcopenia defined as a progressive loss of strength and muscle mass is associated with an increased risk of fall and disability, alteration of quality of life and an excess of mortality. It is frequently accompanied by a concomitant increase in fat mass defining sarcopenic obesity, which potentiates morbidity and mortality. To improve screening and diagnosis, European criteria have recently been revised, including self-questionnaire for case-finding and strength measurement as primary indicator. Interventions should be preventive and multimodal based on optimal protein, vitamin D and omega-3 fatty acids intakes, as well as maintaining regular physical activity. New specific treatments could soon enrich the therapeutic strategies.
       
  • Arthropathies microcristallines des sujets âgés
    • Abstract: Publication date: Available online 7 February 2019Source: Revue du Rhumatisme MonographiesAuthor(s): Tristan Pascart, Jean-François Budzik, Vincent Ducoulombier, Eric HouvenagelRésuméLes rhumatismes microcristallins sont des pathologies très fréquemment rencontrées chez le sujet âgé, essentiellement sous la forme du rhumatisme à dépôts de cristaux de pyrophosphate de calcium dihydraté (PPCD) et de la goutte. Ces rhumatismes peuvent se présenter comme des arthrites aiguës dont le diagnostic se fait sur l’identification microcristalline par analyse du liquide synovial en microscopie en lumière polarisée. En l’absence de cette preuve, le diagnostic reste un défi que des techniques émergentes d’imagerie peuvent aider à relever. La prise en charge anti-inflammatoire théorique repose sur des traitements conventionnels que sont la colchicine, les anti-inflammatoires non stéroïdiens et les corticoïdes. Utilisés chez des sujets âgés présentant fréquemment des comorbidités, ils présentent des précautions d’emploi et des contre-indications, ce qui fait que les thérapeutiques anti-interleukine 1 sont parfois envisagées. Seule la goutte possède pour l’heure un traitement de fond mais des stratégies peuvent également être envisagées dans le cadre des formes chroniques de PPCD qui peuvent revêtir des présentations très polymorphes.AbstractCrystal-related arthropathies are frequent in the elderly, among which the two most frequent are calcium pyrophosphate deposition disease (CPPD) and gout. These arthropathies classically induce acute arthritis whose diagnosis is made upon crystal identification by analysis of the synovial fluid with polarized-light microscopy. Without a crystal-proven confirmation, the diagnosis of these diseases can be a challenge and imaging techniques are increasingly helpful. Colchicine, non-steroidal anti-inflammatory drugs and glucocorticoids are commonly used to treat these arthropathies. Their use in the elderly is limited by frequent intolerance and contraindications so that interleukin-1 inhibitors are sometimes considered. Gout is the only crystal-related arthropathy with an existing treatment to deplete the pathogenic crystal, but therapeutic strategies exist to treat chronic PPCD, which can have polymorphous presentations.
       
  • Quand penser à une maladie osseuse rare chez
           l’adulte '
    • Abstract: Publication date: February 2019Source: Revue du Rhumatisme Monographies, Volume 86, Issue 1Author(s): Christian RouxRésuméLes maladies osseuses rares ont des expressions phénotypiques variées, et certaines formes modérées peuvent être diagnostiquées à l’âge adulte. La survenue de fractures trop fréquentes ou atypiques, la constatation d’une densité osseuse effondrée ou au contraire d’une hyperdensité sont des circonstances habituelles de découverte. Mais ces maladies peuvent aussi être découvertes en raison d’enthésopathies ossifiantes, de chondrocalcinose articulaire, de douleurs articulaires par hyperlaxité ou arthrose précoce, voire d’une polyalgie. Le contexte familial, les antécédents personnels dans l’enfance et l’adolescence, et en particulier les problèmes dentaires, vont confirmer l’hypothèse. Ces diagnostics sont utiles pour optimiser la prise en charge de ces patients, et la discussion éventuelle d’un traitement spécifique.AbstractRare bone diseases have various phenotypic expressions, including moderate forms diagnosed at adult age. They are associated with a high number of fractures, or atypical fractures, and bone mineral density abnormalities; either very low, or very high bone density. But clinical symptoms can be predominantly enthesopathies, joint pain related to osteoarthritis and joint hypermobility, chondrocalcinosis, and even polyalgia. Familial and personal history can help for diagnosis, and past and current dental abnormalities are a relevant symptom in this matter. Such diagnosis is helpful for optimal care of the patients, and new specific treatments are now available for a selected number of patients.
       
  • Maladies osseuses rares (première partie)
    • Abstract: Publication date: February 2019Source: Revue du Rhumatisme Monographies, Volume 86, Issue 1Author(s): Françoise Debiais
       
  • Coordination du réseau des acteurs de la prise en charge d’une maladie
           osseuse constitutionnelle
    • Abstract: Publication date: February 2019Source: Revue du Rhumatisme Monographies, Volume 86, Issue 1Author(s): Valérie Cormier-DaireRésuméLes maladies osseuses constitutionnelles sont des maladies rares qui nécessitent une prise en charge pluridisciplinaire, tout au long de la vie. Les PNMR1 et 2 ont permis la labellisation du centre de référence maladies rares "maladies osseuses constitutionnelles" (CRMR MOC) en 2004 et plus récemment, la création de la filière OSCAR réunissant les experts des maladies rares de l’os, du calcium et du cartilage. Leurs défis sont nombreux : i) coordination entre les différents spécialistes impliqués ; ii) mise en place de parcours de soins spécifiques ; iii) lien avec les associations de patients ; iv) constitution de cohortes et de registres ; v) facilitation de l’accès au diagnostic moléculaire ; vi) enseignement spécifique pour la formation à l’expertise diagnostique ; vii) développement des projets de recherche translationnelle.AbstractSkeletal dysplasia are rare diseases that require multidisciplinary care throughout life. The PNMR1 and 2 have allowed the labeling of the center for skeletal dysplasia (CRMR MOC) in 2004 and more recently, the creation of the OSCAR network bringing together experts in rare diseases of bone, calcium and cartilage. Their challenges are numerous : i) coordination between the different specialists; ii) establishment of specific care pathways; iii) linkage with patient associations; iv) building cohorts and registers; v) facilitating access to molecular diagnosis; vi) specific training for diagnostic expertise; vii) development of translational research projects.
       
  • Organisation de la prise en charge d’une maladie osseuse
           
    • Abstract: Publication date: February 2019Source: Revue du Rhumatisme Monographies, Volume 86, Issue 1Author(s): Eugénie Koumakis, Catherine CormierRésuméLes pathologies osseuses regroupées sous le terme « maladies osseuses constitutionnelles » (MOC) concernent plus de 400 entités différentes (plus de 364 gènes impliqués). Elles affectent une personne sur 5000 toutes étiologies confondues. La transition est un processus intentionnel, progressif et coordonné, visant le passage d’un système médical pédiatrique à un système médical adulte. Il faut la différencier du transfert qui désigne le point exact dans le temps où la responsabilité des soins du patient passe du pédiatre au médecin d’adultes, et qui ne représente qu’une partie de la transition. En ce qui concerne les MOC, la proportion faible d’adultes au regard de la population pédiatrique traduit une rupture de suivi pour un nombre important de patients. Or la mise en place d’un suivi adulte coordonné permet de lutter contre l’aggravation des déficiences (déformations, limitations articulaires, scoliose, fragilité osseuse), et participe donc au maintien de l’autonomie. La transition constitue donc une étape clé dans l’instauration d’une prise en charge adaptée à l’âge adulte. Pour aider à limiter les ruptures de suivi ont été créées en 2005 des consultations de transition avec déplacement de binômes généticiens–orthopédistes pédiatriques dans les sites adultes et un protocole national de soins a été élaboré par le Centre de référence maladies Rares des MOC. Les pédiatres, après préparation du patient à la transition, décident du bon moment pour effectuer le transfert en médecine adulte. Les indicateurs de succès sont de laisser du temps, de favoriser une transition douce avec des consultations de transition pendant lesquelles le patient est vu conjointement avec l’équipe pédiatrique et adulte. Tous ces efforts sont encore à améliorer pour éviter les ruptures de suivi.AbstractRare skeletal dysplasias concern more than 400 different entities (more than 364 genes involved), and affect one person in 5000 all etiologies combined. Transitional care is an intentional, progressive, and coordinated process to accompany patients from pediatric care to an adult medical system. It must be distinguished from transfer, which refers to the exact point in time when the responsibility for patient care shifts from the pediatrician to the adult's physician and is only part of the transition. The absence of carefully planned transition may lead to loss of care. The transition to a new care system is particularly important in patients with skeletal dysplasias, characterized by various degrees of skeletal deformities, joint limitations, scoliosis, and bone fragility, which need specialized care in order to prevent a decrease in function level and potentially severe complications in adulthood, and to maintain patients’ health status. To improve the continuity of medical and surgical care from a pediatric to an adult system were created in 2005 transitional consultations with pediatric geneticist–orthopedic binomials in adult sites and a national protocol of care was developed by the skeletal dysplasias reference center. The referent pediatrician or orthopedic surgeon prepares patients to the transition phase and chooses the appropriate timing for the transfer consultation. Success depends on appropriate timing, and progressive transfer involving both pediatric and adult physicians. New strategies are necessary to avoid loss of care.
       
  • L’hypophosphatémie liée à l’X : prise en charge et perspectives
           thérapeutiques
    • Abstract: Publication date: February 2019Source: Revue du Rhumatisme Monographies, Volume 86, Issue 1Author(s): Anne-Sophie Lambert, Volha Zhukouskaya, Anya Rothenbuhler, Agnès LinglartRésuméL’hypophosphatémie liée à l’X (XLH), due à une mutation du gène PHEX, est la forme la plus fréquente de rachitisme et ostéomalacie génétiques. Chez l’enfant, elle se manifeste par des signes de rachitisme, des déformations osseuses des membres inférieurs, des douleurs osseuses, un retard de croissance, des abcès dentaires et/ou une craniosténose. Chez l’adulte, le diagnostic peut être fait devant des douleurs osseuses persistantes, un diagnostic d’arthrose précoce, des fissures et des pseudo-fractures, des enthésopathies et/ou des anomalies parodontales. Le diagnostic précoce et la prise en charge optimisée des patients, nourrissons, enfants, adolescents et adultes, sont des éléments indispensables au traitement des manifestations cliniques, à la prévention des complications et à l’amélioration de la qualité de vie des patients. Les traitements possibles sont l’association d’analogues actifs de la vitamine D et de suppléments de phosphate, qui visent à compenser la perte rénale de phosphate, et le déficit en 1,25(OH)2 vitamine D, ainsi que le burosumab, un anticorps anti-FGF23, qui vise à restaurer la réabsorption rénale du phosphate dans le tubule proximal et stimuler la synthèse endogène du calcitriol. En Europe, le burosumab peut être utilisé chez l’enfant de plus d’un an ayant un XLH. Le diagnostic du XLH, le traitement, les indications des différents traitements sont abordées dans cette revue.AbstractX-linked hypophosphatemia (XLH), due to PHEX mutations, is the most frequent form of hypophosphatemic rickets/osteomalacia. Children with XLH present with rickets, waddling gait, bone pain, bone deformities, growth retardation, tooth abscesses and/or craniosynostosis. Adults with XLH present with persistent bone pain, fractures, pseudofractures, osteoarthritis, enthesopathies and/or periodontitis. Therapies include the association of vitamin D analogs and phosphate supplements that counteract the renal phosphate wasting and 1,25(OH)2 vitamin D deficiency; the alternative is the antibody against FGF23, burosumab, which aims at restoring the reabsorption of phosphate through the proximal renal tubule and the endogenous synthesis of calcitriol; in Europe, burosumab is authorized in children above the age of one year. In this review, we will provide an overview of the diagnosis of XLH from birth to menopause, and of the management of treatment.
       
  • Physiopathologie et diagnostic des rachitismes/ostéomalacies
           vitamino-résistants
    • Abstract: Publication date: February 2019Source: Revue du Rhumatisme Monographies, Volume 86, Issue 1Author(s): Karine BriotRésuméLes rachitismes et ostéomalacies vitaminorésistants sont des affections rares, en général associées à une anomalie de la calcémie et/ou de la phosphatémie. Les rachitismes correspondent à des anomalies de minéralisation der l’os d’un squelette en croissance, par opposition à l’ostéomalacie, anomalie de la minéralisation de l’os. Les pertes rénales de phosphate sont la principale cause de rachitismes/ostéomalacies vitaminorésistants, et sont liées à une dérégulation de la voie du FGF-23. Le diagnostic du rachitisme ou de l’ostéomalacie est basé sur l’histoire clinique, l’exploration du métabolisme phosphocalcique et si besoin une caractérisation moléculaire. Ce diagnostic doit être rapide pour initier le traitement le plus approprié et discuter si besoin les nouveaux traitements comme l’anticorps antiFGF23 (burosumab). Cette mise au point a pour objectif de rappeler la physiopathologie des rachitismes/ostéomalacies vitamino-résistants, (en particulier lié aux fuites rénales de phosphates) et de présenter les éléments permettant de faire le diagnostic.AbstractVitamin resistant rickets and osteomalacia are rare disorders, usually associated with abnormal serum calcium and/or phosphate. Rickets correspond to mineralization abnormalities on the bone of a growing skeleton, as opposed to osteomalacia, an abnormality of mineralization of an adult bone. Renal phosphate loss is the main cause of vitamin-resistant rickets/osteomalacia, and is linked to a dysregulation of the FGF-23 pathway. The diagnosis of rickets or osteomalacia is based on clinical history, phosphocalcic metabolism assessment and, if necessary, molecular characterization. This diagnosis must be rapid to initiate the most appropriate treatment and discuss new treatments such as burosumab if necessary. This review aims to do an overview of the pathophysiology of vitamin-resistant rickets/osteomalacia (especially related to renal phosphate loss) and to describe the different subtypes of rickets and their differential diagnosis.
       
  • Fibrodysplasie ossifiante progressive et hétéroplasie ossifiante
           progressive
    • Abstract: Publication date: February 2019Source: Revue du Rhumatisme Monographies, Volume 86, Issue 1Author(s): Geneviève Baujat, Caroline Michot, Kim-Hanh Le Quan Sang, Valérie Cormier-DaireRésuméLa fibrodysplasie ossifiante progressive (FOP) ou maladie de Münchmeyer, est une pathologie génétique rare, autosomique dominante, se manifestant par des poussées d’ossification hétérotopique, progressives et cumulatives, aboutissant à une douloureuse métamorphose en « homme de pierre », ankylose irrémédiable laissant les familles et les professionnels de santé souvent désemparées devant l’immuable progression de la pathologie. L’implication d’une mutation récurrente du gène activine-like kinase gene, ACVR1/ALK2, mutation activatrice de la voie du (TGF)-β/BMP a été démontrée en 2006 par F. Kaplan, E. Shore et un consortium international. Cette découverte majeure a lancé de nombreux travaux de recherche permettant d’appréhender les bases physiopathologiques et d’aborder des pistes thérapeutiques spécifiques. Le suivi et la prise en charge de cette pathologie incluent pour l’instant essentiellement des mesures préventives et le traitement symptomatique des poussées inflammatoires douloureuses précédant le phénomène d’ossification. Plusieurs thérapeutiques innovantes sont en cours de développement préclinique et clinique, visant à bloquer les voies de signalisation d’amont et d’aval de ACVR1/ALK2. Elles marquent une nouvelle ère pour la communauté de personnes concernées engagées auprès des patients FOP. L’hétéroplasie ossifiante progressive (progressive osseous heteroplasia, POH, OMIM 166350) appartient aussi au groupe des ossifications hétérotopiques, caractérisé par la survenue anormale de formation osseuse au sein des tissus conjonctifs. Il s’agit d’une pathologie ultra-rare (moins de 100 cas décrits à ce jour), progressive, d’évolution très variable. Cette grande rareté semble être liée à une pénétrance incomplète avec large variabilité des manifestations. Le phénomène d’ossification est épisodique, comme dans la FOP. Par contre, ces deux pathologies sont distinguées par le fait que la POH implique un phénomène d’ossification principalement d’origine intramembraneuse, qu’il n’existe pas de facteur déclenchant aux poussées, qu’il n’existe pas la progression selon un schéma caractéristique prédictible et par l’absence de facteur inflammatoire concomitant. Il existe une différenciation directe des progéniteurs mésenchymateux en ostéoblastes. La POH est associée à des mutations inactivatrices du gène GNAS. Les traitements sont actuellement limités aux mesures symptomatiques, notamment assurer une asepsie cutanée, une antalgie adaptée et aux anti-inflammatoires non stéroïdiens.AbstractFibrodysplasia ossificans progressiva (FOP), or Münchmeyer's disease, is a rare, autosomal dominant genetic disorder, characterized by episodic progressive and cumulative heterotopic ossification, leading to a disabling metamorphosis into a “stone man”, with irremediable joint immobility, leaving families and health professionals often distraught, faced to the immeasurable progression of the disease. The involvement of a recurrent mutation of the activin-like kinase gene, ACVR1/ALK2 gene, an activating mutation of the (TGF)-β/BMP pathway, was demonstrated in 2006 by F. Kaplan, E. Shore and an international consortium. This major discovery has launched many research projects for understanding the pathophysiological basis and targeting specific therapies approaches. The present management of this pathology includes mainly preventive measures, and symptomatic treatment of disease flare-ups preceding the phenomenon of ossification, by various anti-inflammatory agents. Several innovative therapies are currently undergoing preclinical and clinical development, aimed at blocking the upstream and downstream signaling pathways of ACVR1/ALK2, marking a new era for the community of affected individuals and people engaged with FOP patients. Progressive osseous heteroplasia (POH) also belongs to the group of genetic disorders with extensive heterotopic ossification, characterized by the abnormal formation of bone within the connective tissues. It is an ultra-rare pathology (less than 100 cases described to date), severely progressive. This great rarity seems to be related to incomplete penetrance with wide variability of manifestations. The onset of ossification is episodic, as in FOP. On the other hand, these two conditions may be distinguished by the facts that POH is due to heterotopic ossification mainly of intramembranous origin, that there is no triggering factor leading to bone formation, there is no progression according to a characteristic pattern and by the absence of concomitant inflammatory factor. There is a direct differentiation of mesenchymal progenitors into osteoblasts. POH is associated with inactivating mutations of the GNAS gene. Treatments are currently limited to symptomatic measures, including ensuring cutaneous asepsis, adequate analgesia and non-steroidal anti-inflammatory drugs.
       
  • L’hypophosphatasie
    • Abstract: Publication date: February 2019Source: Revue du Rhumatisme Monographies, Volume 86, Issue 1Author(s): Françoise DebiaisRésuméL’hypophosphatasie est une maladie héréditaire rare liée à l’existence de mutations du gène ALPL entraînant une perte d’activité de la phosphatase alcaline non tissu spécifique. L’expression clinique de cette affection est variable. Il existe plusieurs formes d’hypophosphatasie allant d’une présentation néonatale létale à des formes modérées chez l’adulte. Chez l’adulte, cette affection peut être responsable de fractures, siégeant souvent aux membres inférieurs, en particulier au niveau des métatarsiens, et s’accompagnant d’un retard de consolidation, de fractures atypiques fémorales, d’anomalies dentaires, de rhumatisme à cristaux de pyrophosphate de calcium (ex-chondrocalcinose) avec survenue d’arthrites aiguës, de douleurs musculaires. Il existe une faible reconnaissance des valeurs basses de phosphatase alcaline. Le diagnostic d’hypophosphatasie est cependant important pour éviter l’utilisation de traitements antirésorptifs en cas de fracture. La prise en charge de cette affection est effectuée de façon multidisciplinaire, en lien avec les centres de référence des maladies osseuses rares ; elle comporte des mesures symptomatiques et un traitement par enzyme recombinante (asfotase alfa) est désormais disponible pour les formes sévères à début pédiatrique.AbstractHypophosphatasia is a rare inherited skeletal disorder caused by loss-of function mutations in the APLP gene that encodes the tissue-nonspecific isoenzyme of alkaline phosphatase (TNSALP). There is a great variability of clinical expression. The presentation varies from a lethal neonatal presentation to mild manifestations in adulthood. In adults clinical manifestations include fractures, with recurrent metatarsal fractures and slowly healing, atypical femoral fractures, dental anomalies, chondrocalcinosis with crystalline arthritis, muscle pain. There is poor recognition of low alkaline phosphatase values. However, this diagnosis is important in order to avoid the use of antiresorptive therapy in case of fracture. The management of hypophosphatasia is provided by a multidisciplinary team, in collaboration with reference centers for rare bone diseases; it includes symptomatic measures and enzymatic replacement therapy (asfotase alfa) is an approved treatment for pediatric-onset hypophphosphatasia now available.
       
  • Les ostéopétroses
    • Abstract: Publication date: February 2019Source: Revue du Rhumatisme Monographies, Volume 86, Issue 1Author(s): T. Funck-Brentano, C. Collet, A.E. Coudert, M. Cohen-SolalRésuméLes ostéopétroses sont un groupe de maladies osseuses constitutionnelles qui entraînent une condensation osseuse diffuse en rapport avec un défaut de résorption par les ostéoclastes. Malgré la densité osseuse parfois très élevée, il existe un risque accru de fractures notamment des os longs. On distingue les formes à transmission autosomique récessives qui sont plus sévères et diagnostiquées dès les premières années de vie, la forme dite intermédiaire et la forme à transmission autosomique dominante liée à des mutations du gène CLCN7 codant pour le canal chlore ClC-7. Cette dernière est le plus souvent diagnostiquée à l’adolescence ou chez l’adulte jeune et la sévérité de la présentation clinique est très variable. Le diagnostic est en général porté par l’analyse des radiographies standard, mais les récents progrès de l’analyse génétique ont permis une meilleure classification de ces maladies permettant de mieux apprécier leur pronostic. Outre les fractures multiples, d’autres complications extra-osseuses comme l’atteinte neurologique notamment des nerfs de la base du crâne, l’atteinte stomatologique, le risque accru d’infections osseuses ou ORL ou encore l’atteinte hématologique par insuffisance médullaire nécessitent une prise en charge multidisciplinaire dans des centres spécialisés. En dehors du traitement par transplantation de cellules-souches hématopoïétiques dans certaines formes infantiles, le traitement reste principalement symptomatique et n’est pas codifié. Des études cliniques sont nécessaires pour améliorer le traitement et la qualité de vie de ces patients.AbstractOsteopetroses are a group of rare bone diseases characterized by a high bone mass due to impaired bone resorption by osteoclasts. Despite bone sclerosis, the risk of fracture is particularly high in the long bones. They are classically categorized by their inheritance pattern into autosomal recessive forms that are severe and diagnosed within the first years of life, an intermediate form and an autosomal dominant form due to mutations in the gene CLCN7 encoding for the ClC-7 chloride channel. The latter is often diagnosed during teenage hood or in young adults and its clinical severity is highly variable. The diagnosis is often made by conventional X-rays, but the recent molecular and genetic advances enabled a better classification and evaluation of the prognosis of the disease. In addition to multiple fractures, other extra-osseous complications such as nerve compressions of the skull base, dental complications, high risk of chronic infections or hematologic failures necessitate a multidisciplinary approach in specialized centers. Besides hematopoietic stem cell transplantation in certain infantile forms, the treatment remains supportive and is not standardized. Further clinical studies are needed to improve the management and quality of life of these patients.
       
  • Diagnostic d’une ostéocondensation diffuse
    • Abstract: Publication date: February 2019Source: Revue du Rhumatisme Monographies, Volume 86, Issue 1Author(s): Martine Cohen-Solal, Thomas Funck-Brentano, Stéphanie Fabre, Corinne ColletRésuméLes ostéocondensations sont des maladies osseuses constitutionnelles de grande diversité génétique caractérisées par une augmentation de la densité osseuse. La découverte récente de nouveaux gènes a généré des nouvelles connaissances sur des fonctions des cellules osseuses et a favorisé l’émergence d’une classification fondée sur la biologie des ostéoclastes et des ostéoblastes. L’augmentation de la densité peut être liée à un défaut de résorption osseuse ou une augmentation de la formation osseuse. La classification des ostéocondensations fait appel à plusieurs critères qui correspondent à différentes voies d’approche diagnostique : contexte familial et mode de transmission et surtout la localisation des atteintes osseuses touchant toutes les pièces osseuses ou seulement le crâne ou les os longs. Les anomalies ostéoclastiques affectent l’ensemble du squelette et s’associent à des fractures alors que les anomalies ostéoblastiques touchent le squelette cranio-tubulaire et s’accompagnent rarement de fractures. Les taux sériques des nouveaux marqueurs biochimiques du remodelage osseux comme les TRAP5b et la sclérostine contribuent à orienter l’identification du type d’ostéocondensation. Il n’y a pas de traitement spécifique des maladies ostéocondensantes. La prise en charge doit porter sur la prévention puis sur la correction locale des atteintes auditives, ophtalmologiques et dentaires.AbstractBone sclerosing disorders are characterized by high bone mass with a great genetic diversity. Recent discovery of new genes promoted knowlegde about the bone cell functions and generated a new classification based on osteoclast or osteoblast biology. The diagnosis of sclerosing bone disorders is based on the familial transmission and the localisation of affected bone. Hence, all bones are affected in osteoclastic disorders while cranio-tubular bones are involved in osteoblast disorders. New biomarkers of bone remodeling such as TRAP5b and sclerostin can contribute to the identification of the type of bone sclerosing disease. There is however no specific treatment of systemic sclerosing diseases. Attention has to be paid to the prevention and the treatment of the consequences such as loss of earing or vision as well as the prevention of tooth infections and loss.
       
  • L’ostéogenèse imparfaite : quelle prise en charge chez
           l’adulte '
    • Abstract: Publication date: February 2019Source: Revue du Rhumatisme Monographies, Volume 86, Issue 1Author(s): Marie-Hélène Lafage-Proust, Isabelle CourtoisRésuméL’ostéogénèse imparfaite (OI), est une maladie génétique dont la présentation clinique et la sévérité sont variables. À l’âge adulte, les patients atteints d’OI présentent une fragilité osseuse persistante qui augmente l’incidence des fractures, notamment après 40 ans, même si cette incidence est réduite par rapport à la période de croissance. De plus, d’autres manifestations, notamment la surdité et les atteintes respiratoire, oculaire, dentaire ou cardiovasculaire nécessitent une évaluation régulière dont la fréquence dépend de la sévérité de la maladie, et qui repose sur une prise en charge multidisciplinaire. L’efficacité antifracturaire des traitements couramment utilisés n’a pas été démontrée, mais tous augmentent la densité minérale osseuse. Le traitement chirurgical des fractures requiert souvent une expertise orthopédique spécifique. L’évaluation périodique et le traitement de la douleur chronique ainsi que la prise en charge du handicap sont nécessaires dans le but d’améliorer la qualité de vie des patients. En France, la définition du parcours de soins des patients adultes OI a été élaborée au sein de la filière santé maladies rares « OSCAR » qui fédère, entre autres, les centres de compétence et de référence des MOC (maladies osseuses constitutionnelles).AbstractOsteogenesis imperfecta (OI) is a genetic disease with a wide range of phenotypes and of severity degrees. Regardless of the type of OI, adult patients affected by OI suffer from excessive bone fragility which increases fracture risk, especially after 40 years of age, even if this risk is reduced when compared to that of the growth period. In addition, other disorders, especially deafness, respiratory insufficiency, eye, dental and cardiovascular disorders, must be evaluated on a regular basis at a frequency which depends on the severity of the disease, via multidisciplinary care. The anti-fracture efficacy of the treatments currently used has not been demonstrated, however, all increase bone mineral density. The surgical treatment of fractures often requires specific orthopedic expertise. Evaluation and treatment of chronic pain and handicap must be sequentially evaluated during follw-up to improve patient's quality of life. In France, the healthcare circuit for OI adult patients was designed by the professionals from the competence and reference centers for Constitutional Bone Diseases federated by the nationwide “filière santé maladies rares OSCAR”.
       
  • Diagnostic génétique d’une maladie osseuse rare :
           l’apport du NGS
    • Abstract: Publication date: February 2019Source: Revue du Rhumatisme Monographies, Volume 86, Issue 1Author(s): Etienne Mornet, Agnès Taillandier, Mihelaiti Guberto, Brigitte Simon-BouyRésuméL’amélioration significative ces dernières années de la prise en charge des patients atteints de maladies osseuses rares et la diminution de leur errance diagnostique est attribuable en partie aux progrès techniques du séquençage de l’ADN. Le séquençage de nouvelle génération (NGS) représente un saut technologique spectaculaire, car il permet d’analyser à un coût bien inférieur à la technique de Sanger et dans un meilleur délai un grand nombre de gènes, voire l’exome ou le génome entier d’un patient. La technique est particulièrement adaptée aux maladies osseuses rares pour lesquelles une pathologie donnée peut être due à une mutation dans un grand nombre de gènes possibles, et présenter de nombreux diagnostics différentiels. Nous présentons ici l’exemple de l’hypophosphatasie (HPP) et de son diagnostic différentiel le plus fréquent l’ostéogenèse imparfaite. L’apport clinique du NGS est considérable, car il réduit significativement l’errance diagnostique, il déplace le test génétique en amont dans l’arbre décisionnel, et il donne au patient l’accès au test quelle que soit la porte d’entrée (suspicion d’OI ou suspicion d’HPP). Le NGS est aussi un outil remarquable pour étudier les gènes modificateurs et le caractère oligogénique des maladies monogéniques, car il devient possible d’étudier chez tous les patients tous les gènes impliqués dans un même processus cellulaire. Enfin, le NGS est à l’origine d’un transfert de compétences puisque le séquençage du gène responsable d’une maladie osseuse rare, auparavant proposée par un (ou des) laboratoire(s) référent(s) est maintenant disponible dans tous les laboratoires disposant d’un panel incluant ce gène. Néanmoins, le laboratoire référent peut apporter une analyse de deuxième intention, plus précise et plus approfondie, grâce au développement d’outils de recherche sur lesquels il va asseoir son expertise. Il est probable qu’à terme le séquençage exhaustif (exome ou génome) remplacera une partie des panels utilisés aujourd’hui qui restent lourds à modifier et coûteux lorsqu’il y a beaucoup de gènes à tester. Dans le cadre des maladies osseuses, on peut imaginer que les petits panels de gènes garderont un intérêt diagnostique en première intention puis qu’en l’absence de diagnostic, le séquençage de l’exome ou du génome soit réalisé.AbstractRecently the significant improvement in the management of patients with rare bone diseases and the shortening of misdiagnosis is due for a large part to the technical progress of DNA sequencing. Next Generation Sequencing (NGS) represents a dramatic technological breakthrough by allowing a large number of genes, the exome or even the genome to be analyzed at a much lower cost than the Sanger technique. The NGS is particularly suited to rare bone diseases for which a given pathology may be due to a mutation in a large number of possible genes responsible for the disease or its differential diagnoses. Here we present the example of hypophosphatasia and its most frequent differential diagnosis osteogenesis imperfecta. The clinical contribution of the NGS is considerable because it significantly reduces misdiagnosis, it moves the genetic test more upstream in the decision tree, and it gives the patient access to the test regardless of the clinical indication (suspicion of OI or suspicion of HPP). The NGS is also a remarkable tool to study modifier genes and the oligogenic nature of monogenic diseases because it becomes possible to study in all patients all the genes involved in a given cellular process. Finally, the NGS is at the origin of a transfer of skills since sequencing of the gene responsible for a rare bone disease, originally proposed by a reference laboratory is now available in all laboratories having a panel including this gene. Nevertheless, thanks to the development of research tools on which it will base his expertise, the reference laboratory can provide a second-line analysis, more precise and in-depth. It is likely that in long term exome or genome sequencing will replace some of the panels used today which are heavy to modify and expensive when many genes are tested. In the context of bone diseases, it is conceivable that small gene panels will remain of diagnostic interest in first intention and, in the absence of diagnosis, the exome or the genome will be analyzed.
       
  • Le RS3PE syndrome ou polyarthrite aiguë œdémateuse bénigne du sujet
           âgé
    • Abstract: Publication date: Available online 25 January 2019Source: Revue du Rhumatisme MonographiesAuthor(s): Daniel Wendling, Frank Verhoeven, Clément PratiRésuméIndividualisé en 1985 par Mc Carty, le RS3PE syndrome (ou polyarthrite aiguë œdémateuse bénigne du sujet âgé) réalise un tableau de polysynovite avec œdème distal. Touchant avec prédilection le sujet de plus de 65 ans, son évolution est habituellement favorable dans un délai de 6 à 12 mois sous corticothérapie à faible dose. Les circonstances de diagnostic et le cadre nosologique de ce syndrome se sont élargis, faisant du RS3PE un mode de début potentiel de maladies systémiques inflammatoires du sujet âgé.AbstractIn 1985 Mc Carthy described the RS3PE syndrome (remitting symmetrical seronegative synovitis with pitting edema). It occurs predominantly in males over 65 years with favorable outcome in a 6 to 12 months delay under moderate steroids dosage. Diagnosis circumstances and nosologic frame enlarged over time, positioning RS3PE syndrome as a potential mode of onset of systemic inflammatory diseases in the elderly.
       
  • Les spondyloarthrites à début tardif
    • Abstract: Publication date: Available online 25 January 2019Source: Revue du Rhumatisme MonographiesAuthor(s): Jean-Jacques Dubost, Anne Tournadre, Martin SoubrierRésuméLes spondyloarthrites débutent principalement chez l’adulte jeune, cependant un début après 45 ou 50 ans n’est pas exceptionnel. La répartition du type de spondyloarthrite diffère chez le sujet âgé et notamment le rhumatisme psoriasique devient très prépondérant à cet âge. L’expression clinique des spondyloarthrites à début tardif est aussi variée que chez le sujet jeune. La difficulté diagnostique tient au plus grand nombre de diagnostics différentiels et à la difficulté d’interpréter l’imagerie des sacro-iliaques et du rachis à cet âge. Certaines présentations trompeuses sont particulières au début tardif comme le LOPS (late onset peripheral spondyloarthritis) qui se caractérise par une oligoarthrite peu inflammatoire contrastant avec des signes généraux, un important syndrome inflammatoire et parfois des œdèmes asymétriques des membres inférieurs. Le tableau peut aussi évoquer une pseudo polyarthrite rhizomélique mais la cortico résistance doit attirer l’attention. L’âge avancé n’est pas, en soi, un argument suffisant pour récuser le diagnostic de spondyloarthrite. La présence d’antécédents familiaux de spondyloarthrite et du phénotype HLA B27 constitue souvent des arguments essentiels pour le diagnostic.AbstractSpondyloarthritis are usually observed in young adults, however an onset after 45 or even 50 years of age are not exceptional. The distribution of the type of spondyloarthritis differs in older subjects and in particular psoriatic arthritis becomes very preponderant at theses ages. The clinical expression of late-onset spondyloarthritis is as varied as in young patients. The diagnostic difficulty lies in the greater number of differential diagnoses and the difficulty of interpreting sacroiliac and spine imaging at this age. Some misleading presentations are common in late-onset disease, such as LOPS (late onset peripheral spondyloarthritis) consisting of mild inflammatory oligoarthritis that contrasts with general signs, severe inflammatory syndrome, and sometimes asymmetrical edema on the legs. Late-onset spondyloarthritis may presenting as polymyalgia rheumatica-like syndrome, but corticosteroid resistance should attract attention. Advanced age is not, in itself, a sufficient argument to reject a diagnosis of spondyloarthritis. A family history of spondyloarthritis and phenotype HLA B27 often constitute essential indicators pointing towards this diagnosis.
       
 
JournalTOCs
School of Mathematical and Computer Sciences
Heriot-Watt University
Edinburgh, EH14 4AS, UK
Email: journaltocs@hw.ac.uk
Tel: +00 44 (0)131 4513762
 


Your IP address: 3.226.97.214
 
Home (Search)
API
About JournalTOCs
News (blog, publications)
JournalTOCs on Twitter   JournalTOCs on Facebook

JournalTOCs © 2009-