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Journal Cover Le Naturaliste canadien
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   ISSN (Print) 0028-0798
   Published by Érudit Homepage  [105 journals]
  • Vie de la société
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  • Recharge en sable et revégétalisation de 2 plages de l’estuaire du
           Saint-Laurent, Québec
    • Abstract: Étienne Bachand ,Sophie Comtois : En 2012, le comité ZIP (Zone d’intervention prioritaire) du Sud-de-l’Estuaire a réalisé 2 projets de recharge en sable sur des plages du Bas-Saint-Laurent. C’est respectivement 275 m3 et 295m3 de sédiments qui ont été déposés sur une plage de Sainte-Flavie et de Rivière-Ouelle. Les recharges en sable étaient accompagnées d’une revégétalisation à l’aide d’espèces indigènes possédant une forte capacité de rétention des sols. Ces techniques souples de restauration des berges s’appuient sur le principe de la dynamique naturelle des écosystèmes côtiers pour atténuer les effets de l’érosion littorale et diminuer les dégâts liés à la submersion marine. Sur chacun des sites, 100 m linéaires de plage ont été restaurés pour une fraction (453 $/m linéaire) des coûts nécessaires à la construction d’un enrochement (7 000 $/m linéaire). Après 3 années de suivi, on a noté un engraissement et un élargissement des plages ainsi qu’un développement rapide des végétaux dans le milieu. La restauration des écosystèmes littoraux est une solution durable, écologique, peu coûteuse et accessible aux communautés côtières. : In 2012, the Sud-de-l’Estuaire ZIP (Zones d’intervention prioritaire — Areas of Prime Concern) Committee conducted 2 beach replenishment projects in the Bas-Saint-Laurent region (Québec, Canada). Approximately 275 m3 of sediment were deposited on the beach at Sainte-Flavie, and 295 m3 at Rivière-Ouelle. This was followed by revegetation work, using native plants with a high substrate retention capacity. This soft habitat restoration technique relies on the natural dynamics of coastal ecosystems to reduce erosion and protect infrastructures from flooding. At each site, 100 linear m of beach were restored for a fraction of the costs ($453/m) that would have been required to construct a rock seawall ($7,000/m). The restored beaches were monitored for 3 years. During this period, the beach profiles increased in height and length, and the plants that were used rapidly colonized the sites. This shows that soft approaches to coastal ecosystem restoration can offer durable, ecological and low-cost solutions for coastal communities.
       
  • Potentiel de migration des écosystèmes côtiers meubles québécois de
           l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent dans le contexte de la hausse
           appréhendée du niveau de la mer
    • Abstract: Pascal Bernatchez ,Chantal Quintin : Les écosystèmes côtiers s’ajustent à la hausse du niveau de la mer en migrant vers les terres. Or, dans les zones sujettes à une accélération de la montée du niveau de la mer et à un déficit sédimentaire, des contraintes naturelles (p. ex. falaises) ou artificielles (p. ex. routes, structures de protection) présentes sur la côte, peuvent freiner cette dynamique naturelle et entraîner une perte de superficie de l’écosystème, processus nommé coincement côtier (coastal squeeze en anglais). Afin de savoir si les écosystèmes côtiers de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent (EGSL) ont l’espace nécessaire pour se déplacer vers les terres dans un contexte de hausse du niveau de la mer, leur distance de migration potentielle a été évaluée. Les résultats révèlent que 57 % des écosystèmes formés de sédiments meubles ont un potentiel de migration inférieur à 30 m. Les contraintes artificielles sont susceptibles de freiner leur déplacement dans plus de 50 % des cas et plus des 3/4 des contraintes artificielles sont situées à moins de 30 m de leur limite supérieure. L’impact du coincement côtier devient préoccupant tant pour les milieux sableux que pour les marais maritimes qui occupent, respectivement, 74 % et 26 % de la superficie du territoire. L’amorce d’une réflexion sur la conservation d’espaces de migration des écosystèmes côtiers de l’EGSL est essentielle afin d’augmenter leur résilience face aux changements environnementaux. : Coastal ecosystems naturally adjust to rising sea level by migrating landward. However, in areas subject to accelerating sea level rise and sedimentary deficits, natural (e.g., cliffs) or artificial constraints (e.g., roads or defense structures) along coastlines can limit this mitigation. This process, known as ’coastal squeeze’ can lead to a reduction in the surface area of a given ecosystem. The present study evaluated the potential migration distance of coastal ecosystems in the St. Lawrence Estuary and Gulf (Canada), to determine whether they have the space to move landward with sea level rise. The results revealed that 57% of sandy and salt marsh environments, have a migration potential of less than 30 m. In over 50% of cases, artificial constraints are likely to limit this movement, and more than 75% of these constraints are located within less than 30 m of the upper limit for migration. The impact of coastal squeeze is of concern for both sandy and salt marsh ecosystems, which occupy 74% and 26% of the coastal area, respectively. To enhance the resilience of coastal ecosystems in the St. Lawrence Estuary and Gulf to environmental change, it will be important to start addressing the conservation of sufficient accommodation space for their landward migration.
       
  • Gestion des poissons d’eau douce et migrateurs dans le Saint-Laurent :
           mandats, enjeux et perspectives
    • Abstract: Marc Mingelbier ,Yves Paradis ,Philippe Brodeur ,Véronik de la Chenelière ,Frédéric Lecomte ,Daniel Hatin ,Guy Verreault : Bien que la pêche soit très présente dans la culture québécoise, la gestion et la conservation des poissons d’eau douce et des poissons migrateurs du Saint-Laurent sont peu connues du public. L’objectif de cet article est de présenter les acteurs, le cadre législatif et les pratiques de gestion applicables à ces espèces dans les eaux douces et saumâtres du Saint-Laurent. La croissance des usages du territoire québécois, déjà nombreux, génère des pressions grandissantes sur la faune et les habitats du Saint-Laurent. Cette réalité force à sortir des modèles classiques de gestion et à recourir à des approches globales nécessitant de protéger des habitats multi spécifiques plutôt qu’une espèce en particulier, et d’impliquer des intervenants provenant, entre autres, des domaines agricole, industriel et municipal. Dans le futur, les principaux défis consisteront à rassembler les acteurs liés au Saint-Laurent autour des cibles communes de restauration et de mise en valeur, de maintenir une expertise de pointe et de continuer à appuyer la gestion de la faune aquatique sur des données scientifiques rigoureuses. Dans un contexte de changements climatiques, où la menace liée aux espèces exotiques envahissantes et les pressions de diverses natures sont exercées sur les habitats, il sera primordial d’appliquer une gestion proactive en déployant les mesures nécessaires dès que l’état de situation d’une espèce le suggérera. L’état précaire de certaines populations, comme la perchaude du lac Saint-Pierre, doit d’ailleurs être interprété comme un indicateur parmi d’autres de la détérioration de certaines fonctions de l’écosystème exceptionnel que représente le Saint-Laurent et des défis qui devront être relevés dans le futur. Tous les défis ne sont cependant pas associés à des situations de déclins. Les exemples de la réintroduction du bar rayé et du rétablissement de l’esturgeon jaune démontrent, lorsque des mesures de gestion adéquates sont prises, que le système peut être résilient et que le futur peut être prometteur. : While fishing is culturally important in Québec (Canada), public knowledge about the management and conservation of freshwater and migratory fish in the St. Lawrence River is generally poor. This article aims to present the key players, the legislative framework, and the management practices as applicable to fish species in the freshwater and brackish portion of the St. Lawrence in Québec. Human pressure throughout the southern part of the province continues to increase and this has important impacts on the habitats of the St. Lawrence, and the wildlife using them. This reality must be addressed using new global approaches, such as protecting multi-species habitats, rather than focusing on more traditional single-species management and protection plans. New approaches should also involve stakeholders from the agricultural, industrial and municipal sectors, among others. In the future, the main challenges will be to achieve consensus between stakeholders for the fixing of common targets for restoration and development; to maintain cutting-edge expertise; and to continue supporting the management of fisheries on a rigorous scientific basis. In the context of climate change, where invasive exotic species and a range of anthropogenic alterations add increased pressure on habitats, it will be important to implement a proactive management approach, allowing rapid action to be taken as soon the status of a species indicates that it is needed. The precarious status of some species, such as the yellow perch in the Lake Saint-Pierre area, is another indicator of the profound deterioration and the loss of key ecological functions of the St. Lawrence ecosystem, and the challenges that will have to be met in the future. The reintroduction of the northernmost population of striped bass and the successful reestablishment of lake sturgeon stocks highlight the potential for meeting these challenges, and restoring the St. Lawrence River and its species. These examples show that the future can be positive if the appropriate management actions are implemented when required.
       
  • Il est temps de passer le témoin
    • Abstract: Michel Crête
       
  • Un numéro thématique sur le Saint-Laurent
    • Abstract: Catherine Lambert Koizumi ,Céline Schaldembrand
       
  • La diversité, la répartition et l’écologie du complexe d’espèces
           cryptiques Euytemora affinis, dans la zone d’alevinage de l’estuaire
           moyen du Saint-Laurent
    • Abstract: Gesche Winkler ,Jory Cabrol ,Jean-Baptiste Favier : Le copépode calanoïde Eurytemora affinis est un complexe d’espèces clés des réseaux trophiques estuariens. En dominant les communautés planctoniques dans la plupart des estuaires de l’hémisphère nord, E. affinis permet un transfert d’énergies vers les niveaux trophiques supérieurs. Il influence directement le recrutement des espèces de poissons et constitue une espèce clé des zones d’alevinage. E. affinis est en réalité un complexe d’espèces cryptiques composé de 6 clades morphologiquement similaires, mais possédant des histoires évolutives distinctes. Dans la zone de transition estuarienne du Saint-Laurent, 2 clades (Atlantique et Nord-Atlantique) sympatriques, spatialement ségrégués, dominent la communauté zooplanctonique. Chacun des 2 clades semble exploiter différents types d’habitats en fonction de sa tolérance physiologique à la salinité et à la disponibilité de nourriture. Nous discuterons des études récentes en mettant l’accent sur la répartition, la différenciation génétique, mais aussi l’écologique de ces espèces du complexe d’E. affinis afin de mieux comprendre leurs influences respectives sur le fonctionnement et la productivité de l’écosystème unique que représente la zone d’alevinage de l’estuaire du Saint-Laurent. : The calanoid copepod Eurytemora affinis is a cryptic species complex composed of 6 genetically distinct but morphologically similar clades. These dominate planktonic communities, and are considered the keystone species of many estuarine food webs in the northern hemisphere, channeling carbon and energy to higher trophic levels. In doing so, they directly influence the recruitment of many fish species. The Atlantic and the North-Atlantic clades co-occur in the St. Lawrence estuarine transition zone (Québec, Canada), but their distribution is spatially segregated. Both clades exploit various habitats depending on their physiological tolerance to salinity and resource availability favouring niche partitioning. In this review, we discuss recent studies on E. affinis, focussing on distribution patterns, and the ecological and genetic differentiation of co-occurring clades. The aim is to provide a clearer understanding of the influence of this species complex on productivity and ecosystem functioning in the St. Lawrence estuarine transition zone, which is an important fish nursery.
       
  • Comprendre la prolifération de la renouée du Japon sur les rives
           du Saint-Laurent
    • Abstract: Valérie Aubin ,Sylvie Bibeau : Les rives et le fleuve Saint-Laurent sont de plus en plus colonisés par des espèces exotiques envahissantes, dont la renouée du Japon (Fallopia japonica) qui bloque peu à peu les accès à l’eau et bouleverse l’équilibre naturel. Afin de prévenir sa prolifération, le Comité ZIP (Zone d’intervention prioritaire) Jacques-Cartier a étudié sa stratégie de croissance sur le territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal. La superficie et la densité des massifs de renouée du Japon ont eu tendance à prendre de l’ampleur entre 2012 et 2013. La croissance de la plante fut plus hâtive sur les rives du fleuve que dans les friches et les boisés voisins. La richesse spécifique d’herbacées a diminué dans les massifs de renouée pendant la saison estivale jusqu’à devenir monospécifique. Une diminution de la richesse d’arthropodes récoltés dans les massifs illustre la modification du réseau trophique que cause cette plante envahissante. Ces impacts menacent l’intégrité écologique des milieux humides des rives du Saint-Laurent. : The St. Lawrence River (North America) and its banks are becoming increasingly colonized by invasive exotic plant species. One of these, the Japanese knotweed (Fallopia japonica), is gradually blocking access to water and disrupting riparian ecosystems. To help prevent its spread, the Jacques-Cartier ZIP (Zones d’intervention prioritaire — Areas of Prime Concern) Committee studied its growth strategy within the metropolitan area of Montreal. During the study period (2012 and 2013), stands of Japanese knotweed showed an annual increase in area and density, and growth started earlier in riparian areas than in the other habitats types studied. The species richness of herbaceous plants within Japanese knotweed stands decreased over time, becoming monospecific after a few years. A decrease in the species richness of arthropods in these stands was also detected, indicating a change in the ecosystem food web. These impacts are threatening the ecological integrity of wetlands along the St. Lawrence.
       
  • Les macroalgues du Saint-Laurent : une composante essentielle d’un
           écosystème marin unique et une ressource naturelle précieuse dans un
           contexte de changement global
    • Abstract: Éric Tamigneaux ,Ladd Johnson : Aux latitudes moyennes, les grandes algues sont une composante essentielle des écosystèmes côtiers comme source de nourriture et d’habitat pour les communautés benthiques. Les assemblages de macroalgues dans l’écosystème marin du Saint-Laurent (ÉMSL) sont largement dominés par les fucales (Fucus, Ascophyllum) dans l’étage médiolittoral et par les laminaires (Alaria, Saccharina, Agarum) et les algues calcaires dans l’étage infralittoral. Peu d’efforts ont été consacrés à l’étude de leur écologie alors même que les activités de récolte sont en croissance. En dépit des similitudes entre l’ÉMSL et les écosystèmes comparables de l’est du Canada et d’Europe, il y a des différences fonctionnelles frappantes associées à 2 sources de perturbations : le broutage intense des algues par les oursins dans l’étage infralittoral et l’abrasion des communautés de l’étage médiolittoral par les glaces. Dans plusieurs régions de l’ÉMSL, ces perturbations réduisent l’extension des assemblages d’algues, ce qui génère des incertitudes sur le potentiel d’exploitation de cette ressource. Il en ressort qu’il faut approfondir les connaissances sur la répartition et l’abondance des espèces mais aussi développer l’algoculture, cela autant pour conserver les ressources naturelles et leurs services écologiques que pour assurer un approvisionnement stable des marchés émergents avec des ressources de qualité. À terme, ces informations seront indispensables pour anticiper les changements causés par le réchauffement climatique et par l’augmentation des invasions biologiques. : Seaweeds are a conspicuous and important part of coastal ecosystems at temperate latitudes, providing food and habitat to benthic communities. Algal assemblages in the St. Lawrence marine ecosystem (Canada) are largely dominated by rockweeds (e.g., Fucus and Ascophyllum) in intertidal zones, and kelp (e.g., Alaria, Saccharina and Agarum) and coralline algae in subtidal zones. Despite the fact that harvesting and cultivation are slowly expanding, there has been relatively little work done to study their ecology. Moreover, in spite of parallels with the similar Atlantic coastal ecosystems in eastern Canada and Europe, there are striking functional differences, primarily related to 2 mechanisms of disturbance: uncontrolled herbivory by sea urchins in subtidal communities and ice scouring in intertidal communities. In many regions of the St. Lawrence marine ecosystem, these disturbance agents greatly reduce the extent of seaweed assemblages, raising concerns about the potential exploitation of seaweed stocks. Therefore, more information on the current distribution and abundance of these stocks is needed. In addition, further development of seaweed aquaculture is required to conserve stocks for their ecological services, and to provide higher quality and more dependable resources for emerging markets. This knowledge will be essential in the context of the changes caused by global warming and invasions by an increasing number of exotic species.
       
  • Nos pêcheries sont-elles
           « écoresponsables » '
    • Abstract: Jean-Claude Brêthes : Dans l’Atlantique canadien, comme dans le reste du monde, les pêcheries sont en crise. On peut se demander si notre pêche est responsable. Pour être qualifiée de « responsable », une pêcherie ne cible pas les espèces les plus menacées et n’opère pas dans des zones fragiles; elle peut être poursuivie indéfiniment dans le temps et elle prend en compte tout l’environnement et les impacts sur toutes les espèces. Une grille d’analyse des pêcheries est celle qui conduit à l’écocertification, telle que précisée par l’Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO) et, dans son mode opérationnel, par le Marine Stewardship Council (MSC). Pour bénéficier d’une écocertification, une pêcherie doit satisfaire à 3 principes : que la ressource soit en bonne santé, bien suivie et bien gérée; que l’exploitation n’affecte pas de façon importante et irréversible les écosystèmes; et que la gestion soit claire, efficace et participative. Le processus est coûteux et incertain. Au Québec, le crabe des neiges du sud du golfe du Saint-Laurent, la crevette nordique et le homard ont été certifiés. Pour les autres espèces, ce serait sans doute plus difficile. Doit-on pour autant mettre nos poissons de côté ' Sans doute pas. Les pêcheries d’aujourd’hui ne sont plus celles d’il y a 20 ans. Les mentalités et les techniques ont évolué, les mécanismes de gestion aussi. Si rien n’est parfait, les progrès sont notables, et devraient être notés. : As elsewhere in the world, fisheries in the Canadian Atlantic are in a state of crisis, and this raises the question as to whether Canadian fisheries are environmentally responsible. To be considered as such, they should not target threatened species, nor operate in fragile habitats; they should be pursuable indefinitely over time; and they should takes into account their impacts on the environment and on other species. A framework for analysing fisheries, leading to eco-certification, was specified by the Food and Agriculture Organisation of the United Nations (FAO), and is implemented by the Marine Stewardship Council (MSC). To be certified, a fishery should abide by 3 principles: 1) the resource should exhibit a health population status, and be well monitored and managed; 2) it activities should not adversely impact the ecosystem; and 3) the management system should be clear, efficient and participative. The certification process is costly and uncertain. In Québec, the snow crab fishery in the southern Gulf of St Lawrence is certified, as are the northern shrimp and lobster fisheries. It will be more difficult to obtain certification for other fisheries, but we should not ignore our fish. The fisheries of today are not the same as they were 20 years ago: mentalities and techniques have evolved, as have management methods. Although nothing is perfect, it should be noted that important progress has been made.
       
  • L’évaluation des impacts cumulés dans l’estuaire et le golfe du
           Saint-Laurent : vers une planification systémique de l’exploitation
           des ressources
    • Abstract: David Beauchesne ,Cindy Grant ,Dominique Gravel ,Philippe Archambault : L’intensification de l’empreinte humaine dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent impose une planification systémique de l’exploitation des ressources marines. Une évaluation régionale des impacts cumulés dans le Saint-Laurent demeure pourtant encore attendue. Un nombre important d’activités (p. ex. transport maritime, pêche, aquaculture) caractérise l’exploitation humaine du Saint-Laurent. Ces activités imposent plusieurs stresseurs environnementaux (p. ex. destruction de l’habitat) affichant un chevauchement spatial croissant. Individuellement, ils peuvent affecter la structure et le fonctionnement des écosystèmes. Imposés simultanément, les stresseurs peuvent agir en synergie et entraîner des effets non linéaires imprévisibles. Ces effets demeurent largement incompris et conséquemment ignorés lors d’évaluations d’impacts environnementaux, qui demeurent orientées sur des espèces ou secteurs uniques et l’approbation de projets. Plusieurs défis relatifs aux impacts cumulés dans le Saint-Laurent doivent être relevés : 1) améliorer l’état des connaissances des impacts de multiples stresseurs sur les écosystèmes, 2) améliorer l’applicabilité des méthodes d’évaluation d’impacts cumulés, 3) identifier des indicateurs d’impacts cumulés, 4) créer un protocole de suivi environnemental et d’impacts humains, et de partage de données et 5) développer une capacité de gestion adaptative pour le Saint-Laurent. La planification systémique de l’utilisation des ressources naturelles au sein du Saint-Laurent nécessitera une vision intégrative de la structure et du fonctionnement des écosystèmes ainsi que des vecteurs de stress qui leur sont imposés. Une telle approche ne sera réalisable que lorsque nous aurons développé les infrastructures et les outils nécessaires à une gestion écosystémique du Saint-Laurent. : The intensification of human activity in the Estuary and Gulf of St. Lawrence (Canada) imposes the need for a systematic planning approach for the use of marine resources. There is, however, currently no regional cumulative impact assessment for the St. Lawrence. Many of the human activities in this area (e.g., shipping, fisheries and aquaculture) impose environmental threats (e.g., habitat destruction) that may jeopardize ecosystem structure and function. Increasingly, these threats are overlapping spatially, which induces synergies causing unpredictable non-linear effects on ecosystems. These effects are still poorly understood and consequently neglected in environmental impact assessments, which remain focused on single species or sectors, and on the approval of specific projects. To efficiently evaluate cumulative impacts in the St. Lawrence, it will be important to: 1) improve our knowledge concerning the impacts of multiple threats to ecosystems; 2) improve the accessibility to, and the applicability of, cumulative impact tools; 3) identify relevant human and environmental indicators of cumulative impacts; 4) create a data sharing, and human impact and environmental monitoring protocol; and 5) develop an adaptive management approach for the St. Lawrence. Systematic planning of the use of natural resources in the St. Lawrence will require an integrated overview of the structure and function of its ecosystems, and of the sources of stresses affecting them. Such an approach will only be feasible once the necessary infrastructures and tools for ecosystem-based management of the area have been developed.
       
  • Notre Golfe : l’émergence d’un réseau intersectoriel pour
           l’étude de l’environnement socioécologique du golfe du Saint-Laurent
           
    • Abstract: Philippe Archambault ,Cindy Grant ,René Audet ,Barbara Bader ,Daniel Bourgault ,Mathieu Cusson ,Sabrina Doyon ,Dany Dumont ,Sandy Lamalle ,Maurice Levasseur ,Émilie Morin ,Émilien Pelletier ,Irene Schloss ,Guillaume St-Onge ,Geneviève Therriault ,Hugo Tremblay ,Jean-Éric Tremblay ,Réjean Tremblay ,Steve Plante : Notre Golfe est un réseau d’innovation intersectoriel pour l’étude de l’environnement socioécologique du golfe du Saint-Laurent. Issu d’un partenariat entre organisations publiques et privées, le réseau a pour objectif de favoriser l’élaboration et la mise en oeuvre des projets de recherche interdisciplinaire ciblant des questions prioritaires en lien avec une éventuelle exploration et exploitation des hydrocarbures. Parallèlement, les membres du réseau rédigeront un ouvrage sur l’état des connaissances en appui à la prise de décisions dans le cas d’un éventuel développement de cette filière. : Notre Golfe (Our Gulf) is a cross-sectoral innovation network for studying the socio-ecological environment of the Gulf of St. Lawrence (Canada). The network, which is a partnership between public and private organizations, aims to promote the development and implementation of interdisciplinary research projects targeting priority issues related to the possible exploitation of oil and gas. In parallel, the members of the network will produce a report on the state of knowledge to support decision making in the context of a possible development of this industry.
       
  • Risques et impacts associés à l’exploration et à l’exploitation des
           hydrocarbures dans le golfe du Saint-Laurent
    • Abstract: Sylvain Archambault ,Jean-Patrick Toussaint : Le golfe du Saint-Laurent ne fait présentement l’objet d’aucune exploitation pétrolière et gazière en mer, ni même d’exploration active, mais cette situation pourrait changer au cours des prochaines années. Toutefois, contrairement à l’exploitation pétrolière qui se pratique sur les Grands Bancs, au large de Terre-Neuve, les conséquences de tout incident dans le golfe du Saint-Laurent pourraient être amplifiées par les caractéristiques particulières de celui-ci, qu’elles soient physiographiques, océanographiques, climatiques, biologiques ou autres. Bien que le golfe ait été étudié sous plusieurs angles, il y a encore de grandes lacunes de connaissances, notamment sur le mode de dispersion des hydrocarbures en cas de déversement dans le golfe, sur les techniques de récupération de pétrole en présence de glaces ou sur la caractérisation de la microflore du golfe quant à sa capacité de dégradation des hydrocarbures en eaux froides. Dans cet article, nous dressons donc un portrait sommaire des principaux risques et impacts qui pourraient être associés à l’arrivée de l’industrie pétrolière dans le golfe du Saint-Laurent, un écosystème bordé par 5 provinces côtières. : Although the Gulf of St. Lawrence is not currently under exploration or exploitation for its potential oil and gas resources, the situation could well change in the coming years. However, in contrast to the oil and gas exploitation in the Canadian Atlantic, the consequences of an incident in the Gulf of St. Lawrence could be amplified by its particular characteristics - may they be physiographic, oceanographic, climatic or biological. Even if numerous aspects of the Gulf have been studied, there are still considerable knowledge gaps remaining: dispersion of oil slicks in case of spills, cleanup of spills in the presence of ice, characterisation of the microflora of the Gulf with respect to its capacity to degrade hydrocarbons in cold water, etc. In this paper, we present a brief portrait of the main risks and impacts related to the opening of the Gulf to oil and gas exploration and offer future perspectives for this ecosystem bordered by 5 coastal provinces.
       
  • Qualité de l’eau du Saint-Laurent de 2000 à 2014 : paramètres
           classiques, pesticides et contaminants émergents
    • Abstract: Isabelle Giroux ,Serge Hébert ,David Berryman : According to the bacteriological and physicochemical water quality index IQBP5, the water quality of the St. Lawrence River in Québec (Canada) is good upstream of Montreal, but deteriorates downstream, both in the northern water mass and the navigation channel. This is due to fecal contamination from the Montreal, Longueuil and Repentigny waste water treatment plants. South of the navigation channel, water quality is good throughout the river corridor. In the Québec region, water quality at all sampling stations was either good or at the limit of this class. Between 2000 and 2014, the number of sites with bad or very bad water quality decreased, but the frequency of water quality exceedances for phosphorus and fecal coliforms showed no significant trend. The various tributaries of the St. Lawrence that drain agricultural land contained between 4 and 33 pesticides, and 20 of these were also detected in the Lac Saint-Pierre (Lake Saint Pierre). In some of the lake samples, the concentrations of clothianidin, thiamethoxam and atrazine exceeded water quality criteria for the protection of aquatic life. Emerging contaminants, such as nonylphenol ethoxylates, polybrominated diphenyl ethers (PBDEs), perfluorinated compounds and pharmaceutical and personal care products are also present in the St. Lawrence River. The concentrations of PBDEs found in fish exceed criteria for the protection of fish and fish-eating terrestrial wildlife. Concentrations of nonylphenol ethoxylates decreased as a result of government controls introduced during the period between 2000 and 2010. Following 2 decades of improvement, the water quality of the St. Lawrence River remained relatively stable between 2000 and 2014. However, new pesticides and contaminants of emerging concern are now being detected and, in many cases, the environmental significance of these new findings remains unclear. : Selon l’indice de qualité bactériologique et physicochimique (IQBP5), l’eau du Saint-Laurent est de bonne qualité en amont de Montréal, mais elle se détériore en aval, dans le chenal de navigation et dans la masse d’eau au nord de celui-ci, à cause de la contamination bactériologique provenant des stations d’épuration de Montréal, Longueuil et Repentigny. Au sud du chenal, la qualité est bonne ou satisfaisante tout au long du corridor fluvial. Dans la région de Québec, toutes les stations d’échantillonnage présentent une eau de bonne qualité ou à la limite de cette classe. De 2000 à 2014, le pourcentage de stations de qualité mauvaise ou très mauvaise a diminué, mais la fréquence de dépassement des critères de qualité pour le phosphore et les coliformes fécaux n’a pas montré de tendance significative. De 4 à 33 pesticides ont été détectés dans les tributaires du Saint-Laurent, selon le tributaire, et 20 de ces produits ont été détectés dans le lac Saint-Pierre. Les concentrations de clothianidine, de thiaméthoxame et d’atrazine dans le lac ont parfois dépassé les critères de qualité de l’eau pour la protection des espèces aquatiques. Les contaminants d’intérêt émergent comme les nonylphénols éthoxylés, les PBDE, les composés perfluorés et les produits pharmaceutiques et de soins personnels sont également présents dans le Saint-Laurent. Les concentrations de PBDE dans le poisson dépassent les critères pour la protection du poisson lui-même et ceux concernant la faune terrestre piscivore. Les concentrations de nonylphénols éthoxylés ont diminué à la suite de mesures de contrôle gouvernementales instaurées durant les années 2000. Après 2 décennies d’amélioration, la qualité de l’eau du Saint-Laurent est restée relativement stable entre 2000 et 2014. Cependant, de nouveaux pesticides et des contaminants d’intérêt émergents ont été détectés et, pour plusieurs d’entre eux, les connaissances actuelles ne permettent pas de cerner leurs effets potentiels sur l’écosystème.
       
 
 
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